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Pourquoi le climatiseur est-il devenu un luxe en Inde ? Les gens peuvent se le permettre, mais pas l’utiliser efficacement…

原文:买得起装不起、装得起用不起,空调为何变成印度奢侈品?

Résumé des points clés

L’Inde fait face à des températures extrêmes et rares (supérieures à 45 °C), mais le taux de pénétration des climatiseurs dans le pays n’est que de 10 % (94 millions d’appareils pour 1,4 milliard d’habitants). Pour la plupart des Indiens, le climatiseur est un « luxe », en raison des coûts élevés d’achat et d’installation, des frais d’électricité importants, de l’instabilité du réseau électrique, de la pénurie d’énergie et des revenus modestes. Bien que le marché des climatiseurs présente un grand potentiel à l’avenir, ces obstacles rendent leur généralisation très difficile.

Analyse détaillée

1. Achat et installation du climatiseur : une dépense considérable

En Inde, acheter un climatiseur ne concerne pas seulement le coût de l’appareil lui-même, mais aussi les frais d’installation, qui peuvent être élevés. Par exemple, un utilisateur de Mumbai a déboursé 846 yuans (un tiers du prix total de l’appareil) pour son installation, portant le coût total à 3372 yuans. Le salaire mensuel d’un ouvrier ordinaire en Inde est de seulement 570 à 855 yuans, ce qui signifie que l’achat d’un climatiseur représente 4 à 6 mois de son salaire, un montant hors de portée pour les familles à faible revenu.

2. Les frais d’électricité et les coupures de courant empêchent l’utilisation

Même si l’on parvient à se procurer un climatiseur, les coûts supplémentaires sont insupportables :

  • Frais d’électricité élevés : L’utilisation d’un climatiseur dans une maison de deux chambres et d’un salon coûte entre 356 et 463 yuans par mois, soit la moitié du salaire mensuel d’un ouvrier. De nombreuses familles ne peuvent l’allumer que quelques heures par nuit en secret.
  • Coupures de courant fréquentes : L’infrastructure électrique indienne est vétuste, et les hautes températures provoquent des défaillances des transformateurs. Les coupures de courant sont courantes dans les zones rurales (jusqu’à plusieurs heures par jour), et même dans de grandes villes comme New Delhi, il y a des interruptions de 1 à 4 heures. Même les familles à revenu moyen ne peuvent pas utiliser régulièrement leur climatiseur.

3. La pénurie d’énergie entrave la généralisation des climatiseurs

La demande en électricité en Inde a atteint un niveau record cette année (270 000 mégawatts), mais l’offre est insuffisante :

  • Dépendance au soleil pendant la journée, mais des pénuries la nuit : Le soleil peut couvrir une partie de la demande pendant la journée, mais pendant les heures de pointe, la production d’électricité à partir du gaz naturel a diminué de un tiers par rapport à l’année précédente, obligeant l’utilisation du charbon (qui représente 75 % de la production pendant ces heures).
  • Les conflits internationaux aggravent la situation : En tant que troisième plus grand importateur de pétrole, le blocus du détroit d’Hormuz a entraîné une baisse de 40 % des importations de gaz naturel liquéfié en Inde, qui doit désormais se tourner vers le pétrole brut russe (avec une augmentation des importations de 90 % en mars). La situation énergétique reste précaire. Le Premier ministre Modi a même appelé la population à « changer ses habitudes de consommation pour économiser de l’énergie ».

4. Revenus trop bas : le climatiseur est réservé aux classes aisées

Le PIB par habitant en Inde est de seulement 2694 dollars (un douzième de celui du Japon et un vingtième de celui de l’Allemagne). Bien que le pays occupe la quatrième place mondiale en termes de PIB, avec une population de 1,4 milliard d’habitants, la plupart des gens ont des revenus modestes. Les climatiseurs consomment beaucoup d’électricité, et il faut non seulement pouvoir se permettre l’appareil, mais aussi payer les frais d’utilisation et disposer d’un réseau électrique fiable, ce qui est actuellement hors de portée pour la plupart des familles indiennes.

5. Grand potentiel à l’avenir, mais il faut d’abord surmonter les obstacles

Les experts et les institutions sont optimistes quant au marché des climatiseurs en Inde :

  • Valorisation économique : Les hautes températures réduisent la productivité industrielle (pour chaque degré supplémentaire de chaleur, la productivité diminue de 3 %). La généralisation des climatiseurs pourrait augmenter la production.
  • Prévisions du marché : L’Agence internationale de l’énergie prévoit que la demande en électricité pour les climatiseurs en Inde augmentera de neuf fois d’ici 2050, dépassant le niveau actuel de toute l’Afrique. Cependant, cela suppose la résolution des problèmes de supply chain énergétique, de croissance des revenus et de modernisation du réseau électrique ; sinon, ce potentiel restera théorique.

Cette nouvelle illustre les difficultés de la vie quotidienne dans un pays confronté à des températures élevées, mettant en évidence les contradictions de son développement économique : une population nombreuse et une croissance rapide, mais des infrastructures insuffisantes et une répartition inégale des revenus, qui font d’un besoin essentiel un luxe pour la plupart des gens. Pour que davantage d’Indiens puissent utiliser des climatiseurs, il faut d’abord résoudre les problèmes fondamentaux liés aux ressources financières et à l’électricité.