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Présentation de la Carbon Expo 2026 : Quelles sont les conditions nécessaires pour un changement vers zéro carbone ?

原文:2026碳博会前瞻:零碳变革需要什么?

Résumé des contenus clés

La Carbon Expo de Shanghai 2026 se tiendra en juin, axée sur le thème du « changement vers zéro carbone et l’activation des facteurs clés », mettant en avant les technologies et les résultats dans ce domaine. L’actualité se concentre principalement sur deux points essentiels :

1. Le projet « Zéro Carbone Bay » de Lingang à Shanghai, qui est passé d’un plan initial à un parc national zéro carbone, en utilisant des technologies telles que l’énergie éolienne et solaire en mer combinée à des systèmes de stockage d’électricité, pour créer un système complet zéro carbone.

2. Les technologies vertes chinoises (comme l’éolien), ainsi que les normes et les services de conseil, s’internationalisent rapidement, améliorant leur efficacité grâce à l’IA et proposant des méthodologies zéro carbone vérifiables. La Carbon Expo offrira également une plateforme pour le dialogue et la collaboration dans ces domaines.

I. Le projet Zéro Carbone Bay de Lingang : un modèle national pour Shanghai

Le « Zéro Carbone Bay » de la nouvelle zone de Lingang est le premier et unique parc national zéro carbone de Shanghai (l’un des 52 premiers au niveau national), avec une superficie planifiée de 14,3 kilomètres carrés. Il rassemble des industries manufacturières avancées telles que les véhicules électriques et les circuits intégrés. En 2025, on y dénombrait 101 entreprises de taille significative, avec une valeur de production dépassant 63,9 milliards de yuans.

Actuellement, la consommation d’énergie annuelle de la région est de 222 000 tonnes de charbon équivalent, et les émissions de carbone s’élèvent à 513 000 tonnes, avec l’électricité représentant 84,6 % de la consommation d’énergie. L’objectif est de devenir un modèle zéro carbone d’ici 2028 : la proportion d’électricité verte fournie directement atteindra 99,34 % (presque entièrement provenant de l’éolien et du photovoltaïque), la consommation de gaz naturel sera réduite de 30 %, et les émissions de carbone par unité d’énergie seront abaissées à 0,199 tonne de carbone par tonne de charbon équivalent (une réduction significative par rapport aux niveaux actuels).

La démarche technologique est particulière : il ne s’agit pas simplement de produire et consommer de l’électricité, mais d’un système fermé intégrant des technologies telles que l’énergie éolienne et solaire en mer, des systèmes de stockage, des mesures d’économie d’énergie et de réduction des émissions, ainsi que la circulation des ressources. Le cas du « Zéro Carbone Island » de Mianchuan Town à Pengze, dans le Jiangxi, a déjà prouvé l’efficacité de cette approche : 18 turbines ont été installées, permettant non seulement de couvrir les besoins en électricité des 32 000 habitants, mais également de fournir 200 millions de kilowatt-heures d’électricité verte à l’extérieur.

II. L’éolien chinois se développe sur la scène mondiale : les commandes augmentent de plus de 80 %, avec l’aide de l’IA

Les entreprises chinoises de turbines éoliennes s’imposent sur le marché international. Par exemple, en 2025, les nouvelles commandes à l’étranger ont atteint 1037,1 mégawatts (une augmentation de 84,8 % par rapport à l’année précédente), avec des contrats obtenus dans des régions telles que le Japon, la Corée du Sud, l’Asie du Sud-Est et l’Asie centrale. Des projets au Vietnam et en Indonésie ont déjà été mis en service.

L’IA joue également un rôle crucial : l’outil intelligent « Wind鉴 », développé par Electrical Wind Power, utilise des modèles linguistiques avancés pour vérifier automatiquement les documents de conception des turbines éoliennes, augmentant l’efficacité de 90 % (une tâche qui prenait auparavant 10 jours peut maintenant être réalisée en un jour). Cela signifie que les entreprises chinoises peuvent proposer aux clients internationaux des solutions complètes comprenant des turbines et des algorithmes intelligents, vendant non seulement du matériel, mais également des services techniques. De plus, elles ont pris l’initiative de mettre en place la première norme nationale pour les turbines éoliennes flottantes, créant un nouveau standard dans le secteur.

III. Les normes vertes s’internationalisent : la Chine exporte ses méthodologies zéro carbone

Ce n’est pas seulement la technologie que la Chine exporte ; ses normes et services de conseil en matière de zéro carbone se développent également à l’échelle mondiale. Le groupe Shanghai Jianke Consulting, par exemple, en tant que leader de l’alliance de certification verte du delta du Yangtze, a réalisé plus de 60 évaluations de projets d’aide au développement (en Afrique, en Asie, etc.), ainsi que près de 20 projets financés par des fonds Sud-Sud et environ 20 consultations de projets à l’étranger (allant du port de Haïfa en Israël aux routes au Botswana, en passant par le centre de calcul intelligent en Ouzbékistan).

Ce qu’ils proposent n’est pas une simple technologie, mais une méthodologie zéro carbone « mesurable et vérifiable » : ils aident les clients étrangers à mettre en œuvre des stratégies de zéro carbone, depuis la planification jusqu’à l’évaluation opérationnelle, en fournissant également des services de test et de certification. Cela équivaut à prêter aux autres pays une « règle » pour mesurer le zéro carbone, faisant des normes chinoises un référent dans le domaine mondial.

IV. La Carbon Expo 2026 : une plateforme de rencontre majeure dans le domaine du zéro carbone

La Carbon Expo 2026 s’étendra sur 40 000 mètres carrés et accueillera près de 300 entreprises, avec trois sections principales : des expositions thématiques, des événements associés et des rencontres commerciales. L’accent sera mis sur les besoins industriels, avec quatre forums parallèles consacrés aux parcs zéro carbone, à l’internationalisation des technologies vertes et à l’économie circulaire, ainsi qu’à la transition énergétique.

Le forum « Internationalisation des technologies vertes » proposera des partages pratiques (comment les entreprises peuvent développer leur marché à l’étranger), des dialogues intersectoriels (coopération entre différents secteurs) et des rencontres directes entre acheteurs et vendeurs, créant ainsi un pont pour les entreprises chinoises vertes afin qu’elles puissent se faire connaître sur la scène mondiale et présenter leurs réalisations en matière de zéro carbone.

Conclusion

Cet article illustre une logique claire : la Chine ne se contente pas de mener des initiatives de zéro carbone sur son territoire (comme le projet Zéro Carbone Bay de Lingang), elle exporte également ses technologies, normes et services matures à l’échelle mondiale. La Carbon Expo sert de plateforme pour mettre en valeur ces réalisations et promouvoir la coopération. Le zéro carbone n’est plus un simple slogan ; il s’agit de cas concrets, de données probantes et de méthodologies reproductibles, montrant que la Chine a déjà fait de grands progrès dans ce domaine.