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Washburn recrute des conseillers conservateurs : quel message politique cela envoie-t-il ?

原文:沃什启用保守派智囊,释放什么政策信号

Résumé des principaux points

Après son entrée en fonction, le nouveau président de la Fed, Jerome Powell, a envoyé un signal fort de rupture totale avec son prédécesseur, Janet Yellen, en prenant deux décisions clés : prêter serment à la Maison-Blanche et embaucher des chercheurs conservateurs. Ces choix sont particulièrement sensibles dans le contexte actuel d'inflation élevée et de croissance économique divergente aux États-Unis, et les marchés suivent de près ses futures politiques. On se demande notamment s'il ajustera la mission de la Fed (pour se concentrer uniquement sur la stabilité des prix), affaiblira ses prévisions prospectives ou promouvra des changements plus radicaux dans son fonctionnement.

I. Prêter serment à la Maison-Blanche : un signal symbolique de rupture avec le passé

Le fait que Powell ait choisi de prêter serment à la Maison-Blanche en fait le premier président de la Fed depuis 1987, sous la présidence de Alan Greenspan. Contrairement à son prédécesseur, qui a prêté serment deux fois au siège de la Fed, ce détail reflète non seulement une différence de cérémonie, mais aussi :

  • Signification symbolique : cela suggère que Powell souhaite se distancer du style politique de l'ère Yellen et pourrait même s'aligner davantage sur les positions conservatrices du gouvernement (comme celles de l'époque de Donald Trump).
  • Contraste historique : À l'époque de Greenspan, le président Ronald Reagan était plus réticent à intervenir dans la politique monétaire de la Fed, tandis que le choix de Powell est interprété comme une volonté de rompre définitivement avec l'indépendance de la Fed.

II. Les premiers collaborateurs : un aperçu des orientations politiques conservatrices

Les deux chercheurs temporaires embauchés par Powell, bien qu'ils soient des contractuels, révèlent clairement les orientations réformistes du président :

  • William Winfrey : auteur de la section sur la Fed dans le « Plan 2025 » du Parti républicain (un programme politique conservateur). Il prône que la Fed ne devrait se concentrer que sur une seule chose : la stabilité des prix (alors que la Fed a actuellement deux missions : la stabilité des prix et l'emploi). Il a même suggéré de « prendre le pouvoir monétaire aux mains du peuple », ce qui signifie qu'il souhaite affaiblir ou abolir l'autonomie décisionnelle de la Fed.
  • David Hale : a travaillé avec Powell à l'Institut Hoover de Stanford sur des sujets tels que le budget, les impôts et les programmes anti-pauvreté, et n'a presque aucune expérience dans le domaine monétaire. Cela montre que Powell fait confiance à son cercle de connaissances conservatrices plutôt qu'à des experts traditionnels en banques centrales.

III. Orientations politiques probables d'après les opinions des collaborateurs

Les vues de ces chercheurs laissent entrevoir les politiques que Powell pourrait mettre en œuvre :

  • Mission unique : Si la Fed adoptait une telle approche, elle ne relâcherait plus la monnaie uniquement pour maintenir l'emploi, ce qui entraînerait probablement une tolérance plus faible à l'inflation.
  • Affaiblissement des prévisions prospectives : La Fed cesserait de communiquer à l'avance ses attentes concernant les taux d'intérêt, laissant le marché juger par lui-même, ce qui réduirait son intervention sur les marchés.
  • Combination de réduction des actifs et de baisses de taux : Powell a déjà évoqué l'utilisation d'une telle stratégie (réduction des actifs détenus par la Fed pour resserrer la monnaie) en complément de baisses de taux. Cette approche est inhabituelle et vise probablement à contrôler l'inflation tout en évitant une récession économique.

IV. Les pressions économiques actuelles rendent les choix de Powell particulièrement sensibles

La situation économique aux États-Unis est complexe, et les actions de Powell sont largement commentées par les marchés :

  • Inflation élevée : Le rapport du Bureau of Labor Statistics de juin montre une reprise de l'inflation, qui dépasse l'objectif de 2 % et devrait baisser seulement en 2027.
  • Impact des données sur l'emploi : Les données sur l'emploi pour le mois de mai seront publiées ce soir (5e jour). Si elles sont meilleures que prévu, les marchés pourraient s'attendre à une hausse des taux d'intérêt ; sinon, les attentes de baisses de taux reviendraient.
  • Anxiété des marchés : Les investisseurs craignent que des réformes conservatrices (comme une mission unique) ne rendent l'économie encore plus instable, en mettant de côté l'emploi pour lutter contre l'inflation et provoquant ainsi une récession.

V. L'incertitude des réformes : des promesses audacieuses mais un ton modéré

Powell a parlé de réformer profondément la Fed et même de « réorganiser sa direction », mais lors de son entrée en fonction, il a souligné l'importance de créer un environnement propice au développement des talents. Cela indique que :

  • Ses réformes ne seront probablement pas trop radicales (étant donné les résistances internes à la Fed), mais elles prendront certainement une direction conservatrice.
  • Les marchés attendent encore de voir si Powell mettra vraiment en œuvre des changements majeurs ou s'il affaiblira l'autonomie de la Fed. Comment ces mesures affecteront les taux d'intérêt, le marché boursier et la vie des citoyens ordinaires ?

En somme, les premières actions de Powell ont déjà montré aux marchés qu'une nouvelle direction est possible pour la Fed. Ce qui reste à voir, c'est l'application concrète de ces politiques, car elles ont un impact majeur sur l'économie américaine et mondiale.