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Mon enfant né après 2010, fait-il partie de la génération qui ne sait pas poser de questions ?

原文:我的10后孩子,是不会提问的一代人?

Résumé des points clés

Cet article explore l’impact de l’intelligence artificielle (IA) sur la croissance intergénérationnelle à travers les observations de l’actrice Wang Yinan et du professeur Wang Xiaowei : les membres de la dernière génération née avant 2008 (comme la fille de Wang Yinan) se considèrent comme “la dernière génération non influencée par l’IA”, car ils ont grandi dans un monde réel, jouant à des jeux physiques et consommant des contenus créés par des personnes réelles, ce qui leur a permis d’apprécier les expériences authentiques. En revanche, les “indigènes de l’IA” nés après 2016 ont été constamment exposés à l’IA depuis leur plus jeune âge, ce qui pourrait les empêcher de développer une perspective extérieure, de la capacité à poser des questions et de la patience, tout en soulevant des risques psychologiques liés aux attachements émotionnels. L’article exprime à la fois le manque d’expériences réelles et les inquiétudes concernant l’avenir de cette génération exposée à l’IA.

Analyse détaillée

1. “La dernière génération non influencée par l’IA” : un monde réel comme fondement de la croissance

La fille de Wang Yinan, née en 2008, estime être l’une des dernières personnes à ne pas avoir été influencées par l’IA dans son développement. Elle a grandi sans appareils électroniques, jouant à des jeux physiques tels que les jeux de papier ou sautant à la corde, et a eu de nombreux contacts en personne avec sa famille et ses amis. Les dessins animés qu’elle regardait étaient réalisés par le grand écrivain Yu Hua, ce qui a contribué à son apprentissage du monde réel. Ces expériences lui ont permis de comprendre la chaleur des interactions humaines, la beauté de la nature et les valeurs du développement complet en termes de moralité, d’intelligence, de physique, d’art et de travail. En comparaison, les dessins animés que regardent les enfants de 4 ans aujourd’hui sont le résultat d’une pensée basée sur les vidéos courtes, ce qui montre une grande différence avec son enfance. Elle se considère chanceuse d’avoir pu profiter de “la dernière génération” de cette expérience réelle.

2. Les interactions avec l’IA comme des “fleurs en plastique” : pourquoi les jeunes ne croient-ils pas aux contenus générés par l’IA ?

La fille de Wang Yinan décrit ces interactions comme ennuyeuses, tandis que sa mère les compare à des “fleurs en plastique” – dépourvues de texture, de sensation et d’émotion réelles. Ils s’opposent à l’utilisation de l’IA pour créer des œuvres artistiques, car ces contenus sont des copies sans âme, similaires à des fleurs en plastique belles mais vides de sens. Leur culture préférée, celle du monde des fans (cosplay, anime), est le résultat du travail acharné et émotionnel de créateurs humains : les cosplayers doivent concevoir leurs costumes et répéter leurs mouvements avec soin. Les jeunes comprennent donc la valeur de ces efforts manuels et résistent aux contenus générés par l’IA, considérés comme du “fast-food” émotionnel.

3. Les “indigènes de l’IA” : immergés dans l’IA depuis leur naissance, difficile de comparer

Le professeur Wang Xiaowei de l’Université du Peuple de Chine affirme que les enfants nés après 2016 sont des “indigènes de l’IA”, car ils ont grandi avec l’IA et ne peuvent pas concevoir la vie sans elle. Cela signifie qu’il leur est difficile, contrairement à nous (nés dans les années 70-90), de comparer les avantages et inconvénients d’une vie avec ou sans IA. Nous pouvons voir l’IA comme un outil pratique, mais nous regrettons aussi les moments passés à écrire des devoirs à la main ou à jouer avec nos amis en personne. Pour les “indigènes de l’IA”, les méthodes traditionnelles peuvent sembler obsolètes et incompréhensibles. Cependant, une perspective extérieure est importante pour comprendre les avantages (comme l’efficacité) et les inconvénients (comme la perte de la capacité à réfléchir) de l’IA.

4. L’habitude des “réponses immédiates” : l’IA peut-elle empêcher les enfants de poser des questions et de réfléchir ?

Wang Xiaowei s’inquiète particulièrement du fait que l’IA fournisse des réponses instantanées, permettant aux enfants d’accéder à des informations sans effort et de faire appel à leurs émotions. Par exemple, lorsque les enfants se demandent “Quel est le sens de la vie”, l’IA leur donne immédiatement une réponse standard ; face à des problèmes de devoirs, elle leur propose des solutions directement. Les générations précédentes devaient chercher des informations par elles-mêmes, poser des questions aux enseignants ou discuter avec leurs camarades, ce qui leur a appris la patience et la réflexion. La génération actuelle, sans avoir besoin de trouver les réponses elle-même, risque de perdre cette capacité.

5. Les risques liés aux attachements émotionnels : une compagnie virtuelle peut-elle nuire à la santé mentale des enfants ?

De nombreux parents pensent que l’IA est plus sûre que les vidéos courtes et laissent donc leurs enfants l’utiliser librement. Cependant, un usage intensif de l’IA peut créer des liens émotionnels avec elle, voire amener les enfants à la considérer comme une personne réelle (projetation de personnalités). Un cas aux États-Unis montre qu’un adolescent de 14 ans a eu une relation amoureuse avec un robot conversationnel avant de se suicider. Ce risque n’a pas encore été pleinement étudié, mais des réglementations sont en place pour protéger la santé mentale des enfants. Les parents doivent réaliser que, aussi intelligente soit l’IA, elle ne peut pas remplacer les relations humaines réelles et les émotions authentiques.

Cet article nous montre que l’IA n’est ni un fléau ni un outil miracle. L’expérience réelle de la génération non influencée par l’IA mérite d’être chérie, tandis que la croissance de la génération exposée à l’IA nécessite un équilibre : il faut profiter des avantages de l’IA tout en préservant la perception du monde réel et la capacité à réfléchir de manière indépendante. Après tout, même les “fleurs en plastique” sont plus belles que celles sans vie.