Résumé des points clés
Ce rapport évoque trois tendances majeures : le nombre d'étudiants inscrits au baccalauréat et aux examens de postgrado diminue continuellement (450 000 de moins cette année pour le baccalauréat et 1,31 million de moins en trois ans pour les examens de postgrado), tandis que le nombre de candidats aux concours de recrutement pour devenir fonctionnaires atteint un niveau record (dépassant pour la première fois celui des candidats aux examens de postgrado). En même temps, l'augmentation du nombre d'étudiants universitaires entraîne une « inflation des diplômes », mais les universités de premier plan (« double première classe ») augmentent leurs effectifs dans les nouvelles spécialités technologiques pour répondre à ces changements. Derrière cela se trouvent de multiples facteurs tels que la démographie, l'éducation, l'intelligence artificielle et le marché du travail ; l'ancienne logique « une bonne université = un bon emploi » ne fonctionne plus.
I. Pourquoi le succès des concours de recrutement pour devenir fonctionnaires est-il si important ?
La baisse successive du nombre d'étudiants inscrits au baccalauréat n'est pas due à une diminution de la population en âge scolaire (selon les données de naissance, la source des candidats au baccalauréat ne commencera à diminuer qu'en 2034), mais plutôt à une réduction du nombre d'étudiants qui repassent l'examen. Les écoles publiques ne permettent plus l'admission des redoublants, et les nouveaux types d'exams de baccalauréat rendent le répétitionnisme moins rentable (par exemple, faire quatre ans d'université peut être plus avantageux que de repasser un an d'études). De plus, de plus en plus d'étudiants issus des écoles professionnelles trouvent directement du travail : l'intelligence artificielle menace les emplois de bureau, réduisant ainsi la valeur du diplôme universitaire. Il est donc plus judicieux de commencer à travailler tôt.
La baisse du nombre d'étudiants inscrits aux examens de postgrado s'explique également par l'inflation des diplômes : un master n'est plus considéré comme un atout majeur, et un diplômé de trois ans peut avoir moins de chances de trouver un emploi qu'un étudiant diplômé d'une licence avec trois années d'expérience professionnelle.
En revanche, le succès des concours de recrutement pour devenir fonctionnaires s'explique par la recherche de stabilité : dans un contexte économique incertain, les avantages et la sécurité offerts par un poste de fonctionnaire deviennent très attractifs, ce qui explique non seulement l'augmentation du nombre de candidats, mais aussi le fait que celui-ci ait dépassé pour la première fois celui des candidats aux examens de postgrado.
II. Avec tant d'étudiants universitaires, pourquoi les diplômes ont-ils perdu de leur valeur ?
Aujourd'hui, entrer à l'université est devenu très facile : l'année dernière, 13,35 millions de personnes se sont présentées aux examens de baccalauréat et 10 millions ont été admises, soit 80 % des candidats ont pu intégrer une université ; 30 à 40 % d'entre eux obtiennent un diplôme de premier cycle. Par rapport aux années 90, seulement un étudiant sur cent pouvait obtenir un diplôme de premier cycle. De plus, avec plus de 270 millions de personnes titulaires d'un diplôme universitaire dans le pays (une augmentation de 100 millions en 10 ans) et plus de dix villes comptant chacune plus d'un million d'étudiants universitaires (comme Guangzhou avec 1,78 million), l'enseignement supérieur est passé d'une phase d'élite (inférieur à 15 % de la population) à une phase de généralisation (supérieur à 50 %). Le diplôme universitaire n'est plus considéré comme un gage de succès, mais plutôt comme une preuve d'un niveau d'éducation de base.
Cependant, les diplômes des meilleures universités (type 985/211) restent très prisés car les ressources dans ces établissements sont encore rares.
III. Les universités de premier plan augmentent leurs effectifs dans les nouvelles spécialités technologiques : quel en est le sens ?
Récemment, des universités telles que Tsinghua, Peking et Nanjing ont augmenté leurs effectifs, en se concentrant sur des spécialités technologiques comme l'intelligence artificielle, l'stockage d'énergie et les circuits intégrés. Le plan national pour la période « 14e Five-Year Plan » prévoit d'accroître de 100 000 le nombre d'étudiants dans ces spécialités, soit en moyenne 700 de plus par université.
Pourquoi ? Parce que les anciennes spécialités ne suivent plus l'évolution des temps : au cours des cinq dernières années, près de 5 000 spécialités ont été supprimées (comme les langues étrangères, le marketing ou la gestion du tourisme), soit parce que l'intelligence artificielle peut les remplacer, soit parce qu'elles offrent peu d'opportunités d'emploi. Les nouvelles spécialités technologiques sont au cœur des industries de demain (intelligence artificielle, énergies renouvelables, puces), et l'augmentation des effectifs dans ces domaines vise à répondre aux besoins du marché.
Cela signifie que les étudiants doivent choisir des spécialités en fonction des tendances industrielles et ne pas se limiter aux disciplines traditionnelles.
IV. Quel est le chemin à suivre pour l'avenir ?
L'ancienne logique « obtenir un bon diplôme universitaire → trouver un bon emploi → mener une bonne vie » ne fonctionne plus. Pour s'adapter aux changements, il faut se concentrer sur trois points :
1. Choisir la bonne spécialité : privilégier les nouvelles spécialités technologiques (intelligence artificielle, stockage d'énergie, puces) et éviter celles qui risquent d'être remplacées par l'intelligence artificielle ou qui sont déjà saturées sur le marché.
2. Choisir la bonne université : privilégier les universités de premier plan, en particulier celles qui augmentent leurs effectifs dans les nouvelles spécialités technologiques.
3. Choisir la bonne ville : les villes avec un grand nombre d'étudiants universitaires (comme Guangzhou ou Wuhan) offrent plus d'opportunités professionnelles, ce qui facilite l'emploi après l'obtention du diplôme.
En résumé, il ne suffit plus d'avoir un diplôme ; il faut avoir le bon diplôme, adapté aux besoins de l'époque.
Conclusion
Ces changements dans l'éducation et sur le marché du travail sont le résultat d'une diminution de la population, de l'impact de l'intelligence artificielle et de la modernisation des industries. Pour les gens ordinaires, plutôt que de s'inquiéter de la dévaluation des diplômes, il est préférable de changer de direction : se concentrer moins sur la question de savoir si oui ou non répéter l'examen de baccalauréat ou passer des examens de postgrado, et plutôt sur le choix de la spécialité, de l'université et de la ville où s'inscrire, afin de rester compétitif dans un contexte en constante évolution.