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Pourquoi l’enquête sur l’emploi non agricole de mai a-t-elle provoqué un choc violent pour les marchés boursiers américains ?

原文:为什么5月非农对美股造成剧烈冲击?

Résumé des principaux points

Après les données sur l'emploi non agricole aux États-Unis en mai, qui ont largement dépassé les attentes, les marchés boursiers américains (en particulier le NASDAQ) ont chuté de plus de 4 %, tandis que les taux d'intérêt sur les obligations américaines à deux ans ont bondi. À première vue, cela semble refléter les inquiétudes du marché concernant une possible hausse des taux par la Fed. Cependant, la logique sous-jacente est plus complexe : le gouvernement américain est endetté à hauteur de 39 billions de dollars, et l'inflation entraîne une augmentation des taux d'intérêt nominaux, ce qui provoque une explosion des dépenses en intérêts (une augmentation de plus de 390 milliards de dollars par an pour chaque point de pourcentage). Pour éviter le « précipice de la dette », le gouvernement doit contrôler les taux d'intérêt. Les deux méthodes possibles pour y parvenir – ouvrir le détroit d'Ormuz afin de faire baisser les prix du pétrole ou freiner l'expansion de la dette privée – entraîneraient une réduction de la liquidité sur les marchés boursiers, ce qui explique la chute des cours.

I. Pourquoi de bonnes données sur l'emploi non agricole sont-elles considérées comme de mauvaises nouvelles ?

Les données positives (172 000 emplois créés contre 85 000 attendus) indiquent que l'économie américaine reste dynamique et que l'inflation pourrait être difficile à maîtriser. Lorsque l'inflation augmente, les taux d'intérêt augmentent également, et le gouvernement, endetté à hauteur de 39 billions de dollars, doit faire face à des dépenses en intérêts considérables (une augmentation de 390 milliards de dollars par an). Dès la publication de ces données, le marché a réalisé que le gouvernement ne pouvait plus permettre une telle hausse des taux et qu'il devrait agir. La conséquence en a été une chute des cours boursiers, avec le NASDAQ perdant plus de 4 %.

II. Ce que redoute le plus le gouvernement américain, ce n'est pas l'inflation, mais le « précipice de la dette »

Beaucoup pensent que le gouvernement craint que l'inflation n'affecte les conditions de vie des citoyens, mais pour lui, la dette est le vrai problème. Avec un endettement de 39 billions de dollars, une légère augmentation des taux d'intérêt entraînerait des dépenses insupportables. Par exemple, avec les taux actuels sur les obligations à deux ans à 4,14 %, une hausse supplémentaire pourrait rendre le gouvernement incapable de rembourser ses dettes (c'est ce qu'on appelle le « précipice de la dette »). Le gouvernement ne peut pas se permettre que les gens se plaignent des prix élevés ; son objectif principal est d'éviter ce précipice, car une telle situation entraînerait la perte de sa crédibilité et le désordre dans tous les domaines.

III. Les deux méthodes pour contrôler les taux d'intérêt sont défavorables aux marchés boursiers

Il existe deux principaux moyens de réduire les taux d'intérêt nominaux, mais ils ont tous deux un impact négatif sur les marchés boursiers :

1. Baisser les taux réels : ouvrir le détroit d'Ormuz

Les taux réels correspondent aux taux d'intérêt après avoir pris en compte l'inflation. Pour les baisser, il faut faire baisser les prix du pétrole, car celui-ci est une source importante d'inflation. L'ouverture du détroit d'Ormuz pourrait entraîner une baisse des prix du pétrole, mais cela provoquerait également le retour de fonds qui étaient auparavant investis dans la bourse (en raison des restrictions) vers l'économie réelle (les entreprises achèteraient alors du pétrole pour produire), diminuant ainsi la liquidité sur les marchés boursiers.

2. Freiner l'expansion de la dette privée : limiter les investissements dans le domaine de l'intelligence artificielle

Actuellement, l'endettement privé aux États-Unis augmente rapidement, en particulier dans le secteur de l'intelligence artificielle. Ces investissements contribuent à une augmentation générale des taux d'intérêt. Pour limiter la dette privée, il faut restreindre ces investissements à forte croissance – et comme la plupart des entreprises du NASDAQ sont spécialisées dans l'IA, cela affecterait directement ce marché.

IV. La relation entre les marchés boursiers et l'économie réelle

Les marchés boursiers et l'économie réelle se font concurrence pour les fonds : ces derniers peuvent être investis soit dans l'économie réelle (création d'entreprises, achat de matières premières) soit dans la bourse. Par exemple, en 2020, lorsque les usines chinoises ont été fermées, les investissements se sont tournés vers la bourse, entraînant une hausse des cours. Lorsque les usines ont rouvert, les fonds sont retournés dans l'économie réelle, provoquant une baisse des cours boursiers. Actuellement, avec les cours élevés aux États-Unis, de nombreux fonds provenant de l'économie réelle se dirigent vers la bourse. Si le gouvernement prend des mesures pour relancer l'économie réelle (comme ouvrir le détroit d'Ormuz), ces fonds retourneront dans l'économie réelle, entraînant une nouvelle baisse des cours.

V. Quelles seront les prochaines évolutions ?

Selon cette analyse, il est probable que :

  • Le détroit d'Ormuz soit ouvert pour faire baisser les prix du pétrole et réduire les taux réels ;
  • L'expansion de la dette privée ralentisse ;
  • Les taux d'intérêt sur les obligations américaines finiront par baisser le gouvernement contrôlant ainsi la pression de la dette ;
  • La Fed commencera à réduire son bilan et à abaisser les taux d'intérêt (à condition que l'endettement privé diminue d'abord) ;
  • Les marchés boursiers continueront de chuter en raison de la réduction de la liquidité.

L'IPO de SpaceX pourrait être un signe que l'expansion de la dette privée a atteint son apogée, ce qui indiquerait que les investissements privés devront céder la place à la dette gouvernementale, mettant ainsi un terme aux bonnes performances des marchés boursiers américains pour le moment.

Conclusion

La forte chute des marchés boursiers n'est pas simplement due aux attentes d'une hausse des taux, mais résulte inévitable de la pression exercée par l'endettement du gouvernement américain. Pour éviter de tomber dans un piège financier, le gouvernement doit sacrifier la liquidité sur les marchés boursiers, ce qui explique la chute du NASDAQ. Pour les investisseurs ordinaires, il est important de comprendre que les fluctuations des cours boursiers sont directement liées aux contraintes financières du gouvernement américain.

(Fin du texte)