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**AirAsia effectue son premier vol à Hangzhou : pourquoi la ligne aérienne sino-néo-zélandaise a-t-elle connu un tel succès ?**

原文:新航首飞杭州,中新航线为何爆了

Résumé des points clés

Alors que de nombreuses compagnies aériennes d’Asie du Sud-Est ont suspendu leurs liaisons vers la Chine en raison des prix élevés du pétrole, Singapore Airlines (SIA) a choisi de renforcer ses services directs entre Singapour et Hangzhou. Le taux de reprise de ces liaisons est actuellement de 114,7 %, bien supérieur à celui des autres routes d’Asie du Sud-Est (59,3 %), notamment celles vers la Thaïlande. Ce succès s’explique par la politique de dérogation mutuelle aux visas entre Singapour et la Chine, qui a stimulé l’augmentation des voyages dans les deux sens : les touristes chinois reviennent en masse à Singapour, tandis que le nombre de passagers en transit vers la Chine a également connu une forte croissance. De plus, la structure des voyageurs a évolué vers des séjours de type “voyage libre” de haute qualité. Cependant, la concurrence sur ces liaisons est féroce (17 compagnies aériennes y opèrent), et les passagers en transit constituent une source importante de revenus pour les compagnies.

I. Pourquoi SIA ose-t-elle renforcer ses services vers la Chine ?

Alors que d’autres compagnies aériennes ont abandonné ces liaisons en raison des coûts élevés du pétrole, SIA a pris l’inverse : elle a non seulement ajouté Hangzhou à son réseau de destinations, mais a également remplacé ses avions de petite taille par des gros porteurs pour augmenter le nombre de places offertes, avec 112 vols par semaine contre 91 avant la pandémie. La raison est simple : la demande de voyageurs entre Singapour et la Chine est extrêmement forte :

  • En 2025, SIA transportera plus de 4 millions de passagers entre les deux pays, soit une augmentation de 8,1 % par rapport à l’année précédente ;
  • Quatre compagnies aériennes desservent déjà Hangzhou depuis Singapour, avec un nombre de passagers atteignant 85 000 personnes cette année, en hausse de 11,9 % ;
  • La région du Jiangdong (comme Shanghai) n’a pas encore atteint son potentiel de demande ; Hangzhou, en tant que neuvième destination terrestre pour SIA, permet de couvrir un plus large éventail de clients dans cette région.

II. Pourquoi le taux de reprise des liaisons Singapour-Chine est-il beaucoup plus élevé que celui des autres routes d’Asie du Sud-Est ?

Le taux de reprise de 114,7 % contre seulement 59,3 % pour les liaisons vers la Thaïlande s’explique principalement par la politique de dérogation mutuelle aux visas entrée en vigueur en 2024 :

  • Le nombre de touristes chinois se rendant à Singapour a explosé : 1,36 million en 2023 (deuxième plus grande source de clients pour Singapour), contre 3,08 millions en 2024, soit une augmentation de 126 % ;
  • Le nombre de ressortissants singapouriens entrant en Chine a augmenté de 110 % par rapport à l’année précédente, et celui des Malaisiens transitant par Singapour pour se rendre en Chine a également connu une forte croissance (plus de 100 %).

Avec la suppression des visas, les déplacements sont devenus plus faciles, ce qui a naturellement augmenté le nombre de vols.

III. Quelles changements chez les touristes chinois se rendant à Singapour ?

Après la pandémie, les comportements des touristes chinois se sont modifiés :

  • Les voyages en groupe ont cédé la place aux séjours individuels ou en petits groupes privés ;
  • Ils recherchent désormais des services de haute qualité : une clientèle principalement âgée de 30 à 39 ans, préférant les hôtels 4 et 5 étoiles situés dans les quartiers d'affaires, ainsi que des hôtels respectueux des normes ESG (écologie et responsabilité sociale) ;
  • Ils sont moins sensibles aux prix et privilégient une expérience de voyage de haute qualité, comme les petits groupes personnalisés ou les séjours libres.

Ces changements correspondent parfaitement aux offres de SIA, qui met l’accent sur des services de luxe (comme des sièges allongeables en classe affaires et une gastronomie de qualité).

IV. Pourquoi les passagers en transit sont-ils devenus un enjeu majeur pour les compagnies aériennes ?

La concurrence est intense sur les liaisons Singapour-Chine (17 compagnies aériennes), et le nombre de vols a augmenté par rapport à la période pré-pandémique. Pour être rentable, il est essentiel de capturer ces passagers en transit :

  • Qui sont ces passagers en transit ? Par exemple, des Australiens se rendant en Chine via Singapour, des Indonésiens se rendant à Pékin puis à Hangzhou, ou des Chinois se rendant en Asie du Sud-Est ou en Australie via Singapour ;
  • Les avantages de SIA : le réseau de la compagnie couvre 42 destinations en Asie du Sud-Est et dans le Pacifique sud-ouest ; 20 % à 30 % des passagers se rendant en Chine sont des transitaires ;
  • Pourquoi est-ce important ? Les revenus générés par les passagers en transit sont essentiels pour atteindre un taux de remplissage des vols élevé et assurer la rentabilité.

V. Comment les compagnies aériennes peuvent-elles survivre dans cette concurrence féroce ?

Face à 17 concurrentes sur ces liaisons, il faut se concentrer sur deux points clés :

  • Cibler le public cible : s’adresser aux voyageurs de haute qualité et leur offrir des services de qualité (comme des sièges confortables en classe affaires) ;
  • Optimiser les opportunités de transit : utiliser son réseau de lignes pour attirer davantage de passagers en provenance d’autres régions, ou aider les touristes chinois à se rendre dans d’autres pays ;
  • Différencier ses offres : le groupe SIA propose des services de luxe (SIA) et des tarifs abordables (酷航), répondant ainsi à des besoins divers.

En somme, celles qui parviennent à satisfaire les besoins des voyageurs de haute qualité et des passagers en transit auront le plus de chances de réussir dans cette compétition aérienne.

Cette analyse montre que les échanges touristiques et commerciaux entre Singapour et la Chine sont en plein essor, et que la concurrence se concentre désormais sur la qualité des services offerts aux voyageurs de luxe ainsi que sur l’attraction des passagers en transit. Pour les voyageurs ordinaires, le choix s’est élargi, mais ils devront probablement payer plus cher pour bénéficier d’une meilleure expérience.