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Assis dans une pièce climatisée et écrivant que « un homme est mort à cause de l’arrêt du climatiseur », certains médias, n’avez-vous pas honte ?

原文:坐在空调房里写“男子因关空调致死”,某些媒体,你们不惭愧吗?

Résumé des faits clés

Il s’agit d’un tragique incident impliquant un travailleur, provoquant la controverse en raison d’une erreur de rapportage médiatique : Zheng, un travailleur temporaire de 55 ans, est mort de déshydratation causée par la chaleur alors qu’il effectuait des travaux d’entretien du sol à Wanda à Linyi pendant la nuit. Les autorités ont reconnu cela comme un accident du travail. Cependant, certains médias, dans le but de attirer l’attention, ont modifié le titre de l’article de “l’entreprise a éteint la climatisation sur le lieu de travail” en “un homme a éteint la climatisation”, transférant ainsi discrètement la responsabilité sur la victime et trompant l’opinion publique. L’auteur critique sévèrement ce comportement irresponsable des médias et expose les difficultés de vie des travailleurs précarisés, appelant les médias à reprendre leur rôle de surveillance et à respecter leurs principes éthiques.

I. La vérité sur l’incident : la “cage de chaleur” mortelle pour les travailleurs temporaires

La mort de Zheng n’est pas le résultat d’une erreur personnelle, mais d’une situation extrême :

  • Situation précaire : Il s’agissait d’un travailleur temporaire, non d’un employé officiel de Wanda, ce qui limitait déjà ses droits et protections ;
  • Environnement de travail déplorable : Pendant le travail de nuit, la climatisation et les portes fenêtres du centre commercial ont été éteintes (une pratique courante dans l’industrie), créant un espace confiné et très chaud, ce qui a directement entraîné une déshydratation causée par la chaleur (la forme la plus grave de coup de chaleur, avec une température corporelle supérieure à 40°C pouvant être mortelle) ;
  • Surcharge de travail : Il n’avait pas pris de repos pendant quatre mois consécutifs et travaillait plus de 240 heures par mois (alors que la norme est d’environ 176 heures par mois), son corps étant déjà épuisé ;
  • Absence d’aide : Le centre commercial était vide au petit matin, et personne n’était là pour l’aider en cas de malaise ; demander un congé signifiait risquer de perdre son emploi. Ces faits ont été confirmés par l’enquête officielle, qui a également déterminé que la responsabilité de l’accident réside dans les conditions de travail.

II. Les pièges des titres : une manipulation pour rejeter la responsabilité sur la victime

Certains médias ont utilisé des titres choquants pour détourner l’attention :

Le fait réel est que “l’entreprise a éteint la climatisation sur le lieu de travail” (le sujet principal étant l’entreprise/employeur), mais les médias ont changé cela en “un homme a éteint la climatisation” (le sujet principal devient Zheng). Ce simple changement de formulation a complètement modifié le sens de l’opinion publique :

  • Au lieu de se demander pourquoi l’entreprise a éteint la climatisation et si des mesures avaient été prises pour rafraîchir les travailleurs, on se demande maintenant si cette personne était stupide de faire cela ;
  • Pire encore, Zheng, en tant que travailleur de nuit, n’avait pas le pouvoir d’allumer ou d’éteindre la climatisation du centre commercial (qui est contrôlée centralisément) ; les médias ont ignoré ces éléments de base pour augmenter leurs taux de lecture.

III. L’“auto-pression” des travailleurs précarisés : ce n’est pas de la stupidité, c’est la nécessité de survivre

Pourquoi Zheng n’a-t-il pas allumé la climatisation ? Ce n’est pas parce qu’il ne le voulait pas, mais parce qu’il n’osait pas :

  • Peur de perdre son emploi : Son poste de travailleur temporaire était instable, et l’employeur pouvait le licencier au simple prétexte de gaspillage d’énergie ;
  • Le prix de la “bonne conduite” : Après avoir longtemps évolué sur le marché du travail temporaire, ils ont appris à se restreindre eux-mêmes : ils n’osent pas déranger les autres, ne demandent rien de plus, de peur d’être considérés comme irresponsables ;
  • Absence d’aide : Après quatre mois consécutifs de travaux supplémentaires, il souffrait déjà de symptômes précurseurs (maux de tête, fatigue), mais demander un congé signifiait risquer de perdre son salaire, donc il devait supporter la situation ;

Cette “auto-pression” est le résultat des pressions de la vie quotidienne, et non une stupidité innée.

IV. Ce que les médias devraient faire : surveiller les violations, plutôt que de créer des gros titres

Conformément aux règlements sur les mesures de prévention de la chaleur, les employeurs doivent assurer que les lieux de travail respectent les normes d’hygiène. Wanda a clairement enfreint ces règles :

  • Pas de climatisation ni d’équipements de refroidissement pendant les températures élevées ;
  • Absence de ventilation dans les espaces confinés ;
  • Aucun contrôle sur l’état des travailleurs de nuit ;
  • Aucun plan d’urgence en place ;

Les médias auraient dû se demander qui était responsable : Wanda, la société de travail temporaire, ou les deux ? Des problèmes similaires ont-ils été constatés dans d’autres centres commerciaux ? Mais certains médias ont ignoré ces questions essentielles, se concentrant uniquement sur le titre de l’article.

V. L’éthique des médias : ne pas trahir leur intégrité pour atteindre les KPI

De nos jours, certains médias, dans le but d’atteindre leurs objectifs (nombre d’articles publiés, taux de lecture), ignorent même les faits fondamentaux :

  • Ils copient et collent des informations officielles sans vérifier ;
  • Ils écrivent des articles depuis des bureaux climatisés en disant que “un homme est mort après avoir éteint la climatisation”, sans se rendre sur place pour enquêter ;

Ils réduisent un tragique événement à une simple anecdote sur une erreur personnelle ;

L’auteur est indigné : le rôle des médias est de parler au nom des plus vulnérables et de surveiller les pouvoirs en place. S’ils ne peuvent même pas faire cela, ou s’ils aident même à cacher la vérité, alors ils perdent leur raison d’être – ce qui est injuste envers la victime et renforce la déception du public envers les médias.

En conclusion, l’auteur appelle les médias à ne pas déformer les faits, même s’ils ne peuvent pas mener d’enquêtes approfondies. Il est important de se concentrer sur la manière de prévenir que les travailleurs précarisés ne perdent pas la vie à cause de conditions de travail dangereuses, et non sur savoir si la victime a éteint ou non la climatisation.