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**Les marchés boursiers américains chutent de manière générale, les devises asiatiques s’effondrent : Les États-Unis vont-ils pomper toutes les ressources du monde ?**

原文:美股全线大跌,亚洲货币集体跳水,美国要抽全世界的水了吗?

Résumé des points clés

Cet article se concentre sur trois phénomènes contre-intuitifs : les bons indicateurs de l’emploi aux États-Unis entraînent en réalité une forte baisse des marchés boursiers américains et une panique générale sur les marchés mondiaux ; les actifs traditionnels de réserve (comme l’or et les obligations d’État) chutent également. L’analyse cherche à expliquer ces événements et à prédire les changements dans le flux des capitaux mondiaux. La raison principale est que la forte situation de l’emploi aux États-Unis renforce l’attente d’une poursuite des hausses des taux d’intérêt par la Fed, ce qui affecte les marchés boursiers, les flux de capitaux mondiaux et les outils de réserve traditionnels.

1. Bonnes perspectives d’emploi → Baisse des marchés boursiers américains : Les attentes d’une hausse des taux d’intérêt sont la cause principale

Pour le grand public, une bonne situation de l’emploi signifie une économie forte et devrait entraîner une augmentation des cours boursiers. Cependant, ce n’est pas le cas : les données sur l’emploi aux États-Unis sont un indicateur clé pour la Fed afin d’évaluer si l’inflation est sous contrôle.

  • Une bonne situation de l’emploi signifie que les entreprises continuent à recruter et que les salaires peuvent augmenter (en raison de la difficulté à trouver du personnel). Lorsque les salaires augmentent, la consommation augmente, ce qui peut entraîner une inflation.
  • La mission de la Fed est de contenir l’inflation ; donc, face à une telle situation, elle considère qu’il n’est pas encore temps d’arrêter les hausses des taux d’intérêt, voire qu’elle doit les prolonger. Les hausses des taux d’intérêt augmentent le coût du crédit pour les entreprises (par exemple, les intérêts sur les prêts passent de 5 % à 8 %), réduisant ainsi leurs profits. Les investisseurs estiment que ces entreprises ne valent plus autant et les cours de leurs actions chutent naturellement.

Par exemple, une entreprise qui gagnait 100 000 par an et payait 20 000 en intérêts sur son prêt, avec un bénéfice net de 80 000, ne gagnera plus que 60 000 après une augmentation des intérêts. Les investisseurs seront donc moins disposés à acheter ses actions.

2. Panique mondiale : L’effet attractif des hausses de taux d’intérêt sur le dollar

Lorsque la Fed augmente les taux d’intérêt, le dollar devient plus fort et dégage des rendements plus élevés (par exemple, les intérêts sur les dépôts en dollars passent de 1 % à 5 %). Les capitaux du monde entier cherchent à se convertir en dollars pour profiter de ces rendements élevés.

  • Les pays des marchés émergents sont les plus touchés : des pays comme l’Inde et le Brésil, qui reçoivent déjà beaucoup d’investissements étrangers, voient ces investissements s’éloigner vers les États-Unis, entraînant une dévaluation de leur monnaie (par exemple, 1 dollar vaut maintenant plus de roupies indiennes). Cela rend les importations plus chères (par exemple, acheter des machines américaines coûte plus cher) et certains pays se retrouvent dans l’impossibilité de rembourser leurs dettes en dollars.
  • L’Europe et le Japon sont également affectés : leur économie est déjà fragile, et la force du dollar rend leurs produits d’exportation plus chers (par exemple, les voitures japonaises deviennent plus coûteuses pour les Américains), ce qui diminue leurs exportations et complique encore davantage leur situation économique.

3. Les actifs de réserve perdent leur efficacité : Les hausses de taux d’intérêt brisent le mythe de la sécurité

En temps de panique sur les marchés, les gens achètent des actifs considérés comme des réseaux (comme l’or et les obligations d’État). Cependant, ces actifs chutent également :

  • Obligations d’État : après une augmentation des taux d’intérêt, les nouvelles obligations rapportent des rendements plus élevés (par exemple, si les rendements sur des obligations à 10 ans étaient de 3 % auparavant, ils peuvent atteindre 4 % maintenant), tandis que les obligations anciennes à faible rendement deviennent moins attractives et leur prix chute.
  • Or : l’or ne génère pas d’intérêts ; avec des taux d’intérêt plus élevés, il est préférable de placer son argent dans des obligations plutôt que dans de l’or. Par exemple, si l’or coûtait 400 yuans l’once auparavant, il pourrait maintenant en coûter seulement 380 yuans après une augmentation des taux d’intérêt.

Ainsi, il n’y a plus de réel refuge face aux risques, ce qui aggrave encore la panique.

4. Prochaine évolution des flux de capitaux : Le dollar reste fort, la prudence est de mise

Les flux de capitaux mondiaux pourraient se déplacer comme suit :

  • Le dollar continue d’attirer les investissements : tant que la Fed poursuit ses hausses de taux d’intérêt, le dollar restera fort et les capitaux continueront à se diriger vers les actifs américains à haut rendement (comme les obligations d’État et les dépôts en dollars).
  • Les marchés émergents sont sous pression : les pays à économie fragile et à forte dette risquent un exode de capitaux et une dévaluation de leur monnaie ; en revanche, les pays solides (comme la Chine, avec de grandes réserves de devises et une économie stable) pourraient mieux résister.
  • Les investisseurs deviennent plus prudents : ils privilégieront des actifs à court terme et à faible risque (comme les obligations d’État américaines à court terme), évitant les investissements boursiers ou les investissements à haut risque. Les entreprises réduiront également leur expansion en raison des coûts élevés du crédit, ce qui ralentira probablement la croissance économique mondiale.

En somme, la situation actuelle (bons indicateurs d’emploi → panique sur les marchés) est le résultat d’une chaîne de réactions provoquée par les hausses des taux d’intérêt de la Fed. Le monde entier paie le prix du problème de l’inflation aux États-Unis. Pour ceux qui cherchent à gérer leur argent, il est conseillé d’éviter les investissements à haut risque et de se concentrer sur des actifs à faible risque et à bonne liquidité.