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Depuis le mois de juillet, les entreprises qui décident d’ouvrir des usines à l’étranger et de spéculer sur les actions américaines doivent respecter de nouvelles règles.

原文:7月起出海建厂炒美股换了新规矩

Résumé des principaux points

Les Règlements sur l'investissement à l'étranger promulgués par le Conseil d'État le 1er juillet constituent la première fois où des règles administratives de niveau supérieur ont été utilisées pour unifier les dispositions précédemment dispersées entre le Comité de développement et de réforme, le Ministère du Commerce et l'Administration de la gestion des affaires étrangères. L'essentiel de ces règlements concerne les transactions : l'État met en place un système de services et de protection pour les entreprises/investisseurs qui s'aventurent à l'étranger (comme un parapluie), mais ces derniers doivent respecter des obligations de conformité plus strictes (comme porter un manteau imperméable). Les investisseurs individuels sont également inclus dans le champ d'application de ces règlements, bien que les détails de la gestion n'aient pas encore été précisés. Le cadre général a cependant été établi, et de nombreux aspects restent à perfectionner.

I. Pourquoi ces nouveaux règlements ?

Il y a dix ans, l'investissement à l'étranger était géré de manière désorganisée : le Comité de développement et de réforme s'occupait de l'approbation des projets, le Ministère du Commerce de l'enregistrement des entreprises, et l'Administration de la gestion des affaires étrangères du contrôle des flux financiers. Aujourd'hui, l'échelle des investissements chinois à l'étranger a considérablement augmenté : d'ici fin 2025, 50 000 entreprises seront présentes dans 190 pays, pour un montant total dépassant les 3 billions de dollars américains. Avec une telle envergure, la gestion par trois départements différents était incohérente : les entreprises devaient faire face à de nombreux problèmes et il n'y avait personne pour prendre en charge la résolution des problèmes qui survenaient, ce qui augmentait les risques. Ces nouveaux règlements visent donc à coordonner toutes ces activités et à passer d'une gestion désorganisée à une gestion systématique.

II. Quel est le “parapluie” offert par l'État ?

L'État met en place un réseau de services et de protection pour les entreprises, leur apportant un soutien concret :

1. Une équipe complète de services : des départements gouvernementaux (affaires étrangères, droit, finances) aux institutions spécialisées (avocats, comptables), en passant par les banques (financement) et les associations professionnelles (résolution des litiges), il y a toujours quelqu'un disponible pour aider les entreprises en cas de difficulté à l'étranger.

2. Trois niveaux de protection progressifs :

  • Avertissements préventifs : l'État informe à l'avance des pays présentant des risques (par exemple, une instabilité politique).
  • Protection consulaire : en cas de guerre, de catastrophe ou d'attentat terroriste, les missions diplomatiques doivent vous assister (ce sont des dispositions obligatoires).
  • Outils de riposte : si un pays pratique la discrimination (par exemple, en bloquant l'accès à des technologies), l'État peut mener des enquêtes, inscrire le pays sur une liste noire et même restreindre les importations/exports, les investissements ou l'entrée de personnes. Cependant, ces outils sont pour l'instant peu utilisés, principalement à des fins dissuasives.

III. Les “manteaux imperméables” que les entreprises doivent porter : des règles strictes à respecter

L'État offre un soutien, mais les entreprises doivent elles-mêmes se conformer strictement aux règles :

1. Conformité de base obligatoire : les procédures d'enregistrement et de régulation financière doivent être respectées sans exception.

2. Contrôle strict des exportations de données techniques : l'envoi de directives techniques à des filiales étrangères, le rapatriement de personnel pour des formations ou la transmission de données clients vers l'étranger peuvent constituer des infractions (par exemple, le cas de la société d'intelligence artificielle Manus).

3. Contrôles de sécurité : si un projet est jugé dangereux pour la sécurité nationale, il peut être directement bloqué.

4. Préservation des preuves dans les litiges à l'étranger : avant de fournir des documents à l'étranger, ils doivent passer par des contrôles de confidentialité et de sécurité des données en Chine.

5. Application également pour Hong Kong, Macao et Taïwan : de nombreuses entreprises utilisent Hong Kong comme intermédiaire pour leurs investissements ; ces régions devront désormais se conformer aux règlements sur l'investissement à l'étranger.

IV. Les investisseurs individuels qui spéculent sur les marchés boursiers américains ou chinois seront-ils réglementés ?

Pour l'instant, non, mais la voie est tracée : les règlements s'appliquent également aux investisseurs résidents. Des canaux de conformité existent (tels que les fonds QDII), tandis que les activités via des courtiers en ligne ne sont pas encore clairement réglementées, mais elles seront probablement soumises à des contrôles à l'avenir.

5. Les activités illégales seront sanctionnées : les sanctions sont relativement modérées (par exemple, une amende de 5 à 10 millions de yuans pour un projet d'une valeur de 1 milliard de yuans), mais les sanctions sont claires : arrêt des investissements, confiscation des gains et pénalités allant de 0,5 % à 10 % du montant investi en cas de violation ; en cas de refus de se conformer aux règlements, des sanctions supplémentaires peuvent être appliquées. Les infractions les plus graves peuvent entraîner un retrait des demandes d'enregistrement pendant trois ans ou une interdiction d'investir à l'étranger sur une période allant de 1 à 3 ans.

V. Quelles conséquences en cas de violation ?

Les sanctions sont relativement légères, mais le cadre général est en place et pourra probablement être renforcé à l'avenir. Il convient donc aux entreprises de se conformer rapidement aux règlements et aux investisseurs de éviter les zones d'incertitude.

En résumé, l'investissement à l'étranger évolue d'une croissance désorganisée vers un développement réglementé. L'État offre son soutien, mais il est essentiel de respecter les règles. Il est maintenant crucial pour les entreprises de procéder à un examen de leur conformité et pour les investisseurs individuels d'éviter toute activité non réglementée.