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**Présentation du conflit au Moyen-Orient : L'histoire du commerce bilatéral entre la Chine et l'Iran**

原文:中东冲突侧写:中国-伊朗双边贸易的来时路

Résumé des principaux points

Ce rapport de presse porte essentiellement sur l'évolution des échanges commerciaux entre la Chine et l'Iran au cours des dix dernières années : dans l'ensemble, on observe une tendance à la baisse avec des fluctuations. En 2017, ces échanges ont atteint un sommet avant de décliner en raison des sanctions américaines, de la pandémie et des conflits régionaux. La structure commerciale entre les deux pays est fortement complémentaire (la Chine importe des ressources iraniennes et exporte des produits manufacturés). Les provinces du sud-est de la côte chinoise jouent un rôle clé dans ces échanges. Bien que la situation internationale instable affecte le commerce bilatéral, l'impact sur l'économie chinoise dans son ensemble et sa sécurité énergétique est limité. Le développement des relations commerciales sino-iraniennes reste étroitement lié à la situation internationale (en particulier aux relations entre les États-Unis et l'Iran), et une coopération amicale se poursuivra à l'avenir.

Analyse détaillée

1. Les hauts et les bas du commerce sino-iranien au cours des dix dernières années**

Les échanges commerciaux entre la Chine et l'Iran ont connu de fortes fluctuations au cours des dix dernières années : en 2017, ils ont atteint un pic (l'Iran, craignant de ne pas pouvoir compter sur l'Europe et les États-Unis, a cherché rapidement à développer des affaires avec la Chine, libérant ainsi une forte demande accumulée). De 2018 à 2019, la Chine a importé plus qu'elle n'a exporté (les États-Unis ont retiré leur soutien au protocole nucléaire iranien, privant l'Iran des moyens d'acheter des produits manufacturés chinois). La pandémie de 2020 a entraîné une baisse du volume des échanges. Une légère reprise a été enregistrée de 2021 à 2022, avant que les États-Unis ne imposent de nouvelles sanctions en 2023 (notamment sur les pièces détachées pour drones et le transport d'énergie), faisant chuter le volume des échanges à moins de 13 milliards de dollars. En 2025, en raison des frappes américano-israéliennes contre l'Iran, de nombreux projets financés par des entreprises chinoises ont été suspendus, entraînant une baisse du volume des échanges à 9,963 milliards de dollars, soit une diminution de 25,6 % par rapport à l'année précédente.

En somme, chaque fois que les États-Unis prennent des mesures ou que des conflits régionaux surviennent, le commerce sino-iranien est affecté, mais l'Iran cherche constamment à se tourner vers la Chine comme partenaire fiable, ce qui explique la persistance de ces échanges.

2. Qu'est-ce que l'on achète et que l'on vend ?

Ce que la Chine achète en Iran ? Principalement des ressources : pétrole brut (45 % des importations), plastique et minerais (qui représentent ensemble 82 % du total), ainsi que quelques produits agricoles spécifiques. L'Iran vend donc principalement des matières premières à la Chine.

Ce que la Chine vend en Iran ? Principalement des produits manufacturés : machines, équipements électriques et pièces automobiles (qui représentent 60 % des exportations), ainsi que des produits chimiques et de l'acier. La raison en est que les sanctions occidentales sur l'Iran empêchent ce pays d'accéder à des pièces détachées de haute qualité pour son industrie automobile, tandis que la Chine peut fournir ces produits essentiels.

Ce modèle commercial stable n'a pas beaucoup changé au cours des huit dernières années, reflétant le besoin mutuel des deux pays : la Chine a un besoin important de matières premières, tandis que l'Iran manque de produits industriels.

3. Qui est à l'origine des échanges commerciaux ? Les provinces du sud-est de la côte chinoise jouent un rôle clé**

En ce qui concerne les exportations, la région du Delta du Yangtze (Zhejiang, Shanghai) et le Delta du Pearl River (Guangdong) sont les principales actrices. Ces régions disposent de nombreuses usines capables de produire les produits nécessaires à l'Iran, de coûts de transport maritime avantageux pour les marchandises lourdes, ainsi que de services complémentaires (traduction, agences de fret, règlement des paiements). Bien que le corridor « Une Ceinture, Une Route » existe dans l'ouest, les coûts de transport terrestre sont élevés, ce qui limite leur rôle dans les échanges.

En ce qui concerne les importations, c'est également la région du sud-est de la côte qui occupe une position dominante ; en 2025, Zhejiang et Shanghai ont dépassé le milliard de dollars d'importations. Le déficit commercial (les exportations dépassent les importations) est le plus élevé dans le cas de Zhejiang, suivi par Guangdong, Anhui et Jiangsu. Il est intéressant de noter que plus les sanctions américaines sont strictes, plus le déficit commercial chinois avec l'Iran augmente, ce qui montre la résilience des exportations chinoises.

4. L'impact des conflits et des sanctions est-il significatif pour l'économie chinoise ?

Bien que le volume des échanges sino-iraniens ait diminué, l'impact sur l'économie chinoise dans son ensemble est faible :

  • La sécurité énergétique n'est pas menacée : la Chine dispose de diverses sources d'importation de pétrole brut (Arabie saoudite, Russie, Brésil), et ses réserves stratégiques sont importantes, ce qui lui permet de faire face à une interruption des approvisionnements du Moyen-Orient.
  • La part des échanges commerciaux est trop faible : le volume total du commerce extérieur chinois en 2025 s'élevait à 6,67 billions de dollars, contre seulement 67,57 milliards de dollars avec l'Iran (il semble y avoir une erreur dans les chiffres fournis par le rapport de presse : 9,963 milliards puis 67,57 milliards ; il s'agit probablement de différences de unités de mesure, peut-être en dollars ou en yuans). Les troubles régionaux ont donc peu d'impact sur l'économie chinoise dans son ensemble.

5. Le commerce sino-iranien au fil des sept dernières décennies**

Les relations entre l'Iran et l'Occident ont été très instables au cours des dernières sept décennies, allant de périodes d'alliance à des ruptures totales, en passant par des guerres. Les échanges commerciaux ont également fluctué en fonction de ces événements :

  • En 2015, la signature du protocole nucléaire iranien a permis aux États-Unis de lever les sanctions, ouvrant une période de croissance pour le commerce sino-iranien.
  • En 2018, l'annonce de la retrait des États-Unis du protocole a entraîné de nouvelles sanctions et un recul des échanges.
  • En 2020, l'assassinat d'un général iranien par les forces américaines a mis le pays au bord d'une guerre avec les États-Unis.
  • En 2025, les frappes aériennes américano-israéliennes contre l'Iran ont de nouveau provoqué une baisse des échanges.

Malgré ces turbulences, le commerce sino-iranien reste solide, car les deux pays poursuivent une approche mutuellement bénéfique. L'Iran a besoin d'un partenaire fiable comme la Chine, et la coopération commerciale amicale se poursuivra à l'avenir.

En conclusion

Le commerce sino-iranien repose sur un principe de nécessité mutuelle et présente une grande résilience face aux influences externes. Bien que les événements internationaux puissent entraîner des fluctuations, son impact sur l'économie chinoise dans son ensemble est limité. La coopération commerciale entre les deux pays continuera donc à se développer.