虎嗅

Il semble que maintenant, les différents acteurs fassent la même chose.

原文:现在左右似乎在做同一件事情

Résumé des idées principales

L’article souligne que, à l’aube de l’ère de l’IA, les mouvements de gauche et de droite commencent à se concentrer sur le même problème : « comment permettre aux gens ordinaires de bénéficier des avantages de l’IA et de faire face au chômage de masse ». Bien que leurs motivations soient différentes, ils proposent tous des politiques similaires visant à distribuer des ressources ou à protéger les intérêts du peuple. L’auteur illustre ce point à travers des exemples concrets : le « bonus citoyen » du gouvernement de gauche en Corée du Sud, la participation financière des gouvernements de droite aux entreprises IA, les politiques sociales du maire de gauche de New York, ainsi que l’idée d’un revenu de base pour tous soutenue par les acteurs technologiques de Silicon Valley. Ces initiatives montrent que, malgré leurs différences, les deux camps cherchent à répondre aux défis sans précédent posés par l’IA en termes de inégalités et de crise sociale.

I. Derrière la convergence des mouvements de gauche et de droite : des motivations distinctes, mais un objectif commun

Les actions des partis de gauche et de droite partent de principes opposés :

  • La logique du gauche : priorité à l’équité

Le gouvernement de gauche en Corée du Sud propose un « bonus citoyen » car il estime que les profits excessifs générés par l’IA (comme ceux réalisés par ChatGPT) sont accaparés par un petit nombre d’entreprises et de riches, et qu’il faut intervenir pour réduire les inégalités. Le maire socialiste de New York met en œuvre des politiques visant à améliorer les conditions de vie des plus défavorisés (logements publics, gratuité des transports en commun, services de garde d’enfants).

  • La logique du droit : priorité à la prévention des crises

Les gouvernements de droite aux États-Unis envisagent de participer financièrement aux entreprises IA, tandis que des personnalités technologiques comme Elon Musk soutiennent l’idée d’un revenu de base pour tous. Leur objectif est de prévenir le chômage de masse, car un tel phénomène pourrait menacer la stabilité sociale et leur propre richesse.

II. Différences dans les politiques concrètes

L’auteur présente plusieurs exemples illustrant ces différences :

  • Corée du Sud : de la réquisition directe des profits à l’imposition sur les excédents

Le président sud-coréen souhaitait initialement prélever directement des fonds sur les profits excessifs des entreprises IA pour le « bonus citoyen », mais a dû reculer face à la forte opposition des entreprises. Il a finalement opté pour une taxe sur l’industrie IA, permettant ainsi de redistribuer ces ressources aux citoyens tout en tenant compte des intérêts des entreprises.

  • États-Unis : participation gouvernementale aux entreprises IA et distribution des bénéfices

Le gouvernement américain propose que les entreprises IA partagent une partie de leurs profits avec l’État, qui les redistribuerait ensuite à tous les citoyens. Cette proposition est encore en discussion, mais Elon Musk a déclaré son soutien.

  • Maire de New York : politiques sociales directes

Le maire socialiste a mis en place des mesures visant à améliorer les conditions de vie des plus défavorisés (logements publics, gratuité des transports, services de garde d’enfants pour les familles à faible revenu).

  • Silicon Valley : revenu de base pour tous (UBI)

Des personnalités comme Elon Musk prônent l’idée d’un revenu de base universel, garantissant un revenu mensuel à chaque citoyen, indépendamment de son emploi. Ils estiment que l’IA pourrait entraîner le chômage de masse et qu’il est nécessaire de fournir une sécurité de base.

III. Les défis majeurs de l’ère de l’IA : pourquoi les deux camps doivent-ils s’unir ?

L’auteur explique que les partis de gauche et de droite se rejoignent car ils reconnaissent deux problèmes graves posés par l’IA :

1. Concentration de la richesse

Les profits de l’IA vont naturellement vers un petit nombre d’entreprises et d’élites, excluant ainsi une grande partie de la population des bénéfices de la technologie.

2. Chômage structurel de masse

L’IA pourrait entraîner la perte de nombreux emplois (services clients, traduction, travail de bureau, etc.). Les gouvernements et les entreprises doivent trouver des solutions pour prévenir ces conséquences.

IV. Sortir du débat traditionnel gauche/droite : un nouveau cadre de réflexion est nécessaire

L’auteur souligne que le cadre traditionnel gauche/droite ne suffit plus à faire face aux défis posés par l’IA :

  • Les politiques d’équité et les principes de marché libéral ne résolvent pas le problème du sort des personnes exclues du processus de création de richesse.
  • La question fondamentale est de savoir comment gérer la relation entre l’humanité et la technologie. L’IA pourrait devenir un acteur indépendant des gouvernements et des marchés, posant des questions importantes sur son contrôle et sur le rôle des citoyens dans cette nouvelle ère.

Conclusion

L’avènement de l’IA remet en question les frontières politiques traditionnelles. Que ce soit le désir du gauche d’égaliser les richesses ou celui du droit de maintenir la stabilité, tous cherchent à assurer que les gens ordinaires puissent survivre et s’épanouir dans cette nouvelle ère. Il est temps de dépasser les anciennes dichotomies pour trouver des solutions communes à ces défis mondiaux.