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Des milliards de livres sterling affluent dans les infrastructures liées à l'intelligence artificielle (IA) ; la participation des entreprises chinoises augmente. Quel message la Semaine de la technologie de Londres de cette année envoie-t-elle ? | Observations sur le Royaume-Uni

原文:数十亿英镑涌入AI基建、中企参与度提升,今年伦敦科技周释放什么信号|英国观察

Résumé des principaux points

La London Tech Week 2026 a connu une échelle sans précédent, avec l’IA devenue le protagoniste incontestable : le gouvernement britannique et les entreprises ont investi des milliards de livres sterling dans l’infrastructure liée à l’IA, mais le pays dépend encore des technologies américaines. La présence des entreprises chinoises s’est nettement renforcée, et Londres reste une porte d’entrée importante en Europe. Cependant, des questions se posent quant à savoir si les investissements en IA peuvent se traduire en créations d’emplois et en croissance économique pour les Britanniques, ainsi qu’à l’impact de l’IA sur l’emploi, ce qui incite le gouvernement à mettre en place de vastes programmes de formation.

1. Le « festin » de l’infrastructure IA : beaucoup d’investissements, mais des contraintes technologiques ?

L’investissement dans l’infrastructure IA a été l’élément le plus marquant de cette édition de la tech week : le gouvernement britannique a d’abord dépensé 400 millions de livres sterling pour acheter des puces IA et améliorer les capacités de calcul nationales ; le géant américain AMD s’est engagé à investir 2 milliards de livres sur cinq ans pour construire des installations de calcul en collaboration avec Cambridge et Imperial College London ; la société de cloud computing Nebius a investi 1,7 milliard de livres pour augmenter ses capacités ; le maire de Londres a également apporté 120 millions de livres pour soutenir les petites et moyennes entreprises dans leur développement en IA. Les données montrent que les startups britanniques en IA ont récolté la moitié des financements européens au premier semestre, et la croissance des dépenses IT en Europe a atteint un niveau record sur cinq ans.

Cependant, derrière cette agitation se cache une contrainte : l’ambition britannique en matière d’IA repose essentiellement sur les technologies américaines. C’est comme vouloir préparer un grand repas sans disposer des ingrédients clés (puces, technologies essentielles) ; le développement de l’IA pourrait donc être entravé si les États-Unis interrompaient leur approvisionnement.

2. Les entreprises chinoises se présentent en force à Londres : des acteurs matures sur le marché européen

La présence des entreprises chinoises lors de la tech week a été particulièrement remarquable cette année, avec trois délégations officielles (deux de Shanghai et une de Pékin). Des entrepreneurs chinois étaient visibles sur la scène principale. L’Office de développement de Londres affirme avoir aidé 14 entreprises chinoises à s’implanter au cours de l’année, et des entreprises comme Lenovo et AirCloudHui considèrent Londres comme leur base européenne. Contrairement aux startups européennes qui cherchent encore leur orientation, les entreprises chinoises sont des acteurs matures, disposant de modèles commerciaux éprouvés, de fonds suffisants et d’équipes expérimentées. Par exemple, Westwell Technology (specialisée dans les ports intelligents) est déjà présente dans 30 pays et a récemment ouvert une filiale à Londres. Elles soulignent que le marché européen n’est pas hostile, mais qu’il exige de respecter les règles locales ; pour y réussir, il faut proposer des produits compétitifs, se conformer aux réglementations et s’intégrer pleinement dans les chaînes d’approvisionnement locales.

Quant à l’impact du Brexit, l’Office de développement de Londres le considère comme un problème mineur (comme les procédures de régulation). L’écosystème technologique de Londres est le deuxième plus important d’Europe et reste la première option pour les entreprises chinoises souhaitant entrer sur le marché européen, grâce à leurs équipes présentes à Shanghai, Pékin et Shenzhen pour les aider avec les formalités administratives et réglementaires.

3. Les questions fondamentales : les investissements en IA bénéficient-ils vraiment aux Britanniques ?

Malgré ces investissements importants, il reste incertain de savoir si les citoyens en ressentiront les avantages concrets. L’inflation n’a pas diminué en Grande-Bretagne, et les finances gouvernementales sont tendues. Selon des enquêtes, moins d’un quart des entreprises peuvent prouver que l’IA a réellement amélioré leur efficacité ; plus de la moitié des dirigeants du secteur public estime que l’IA ne rendra pas le travail plus rapide dans les deux prochaines années. En somme, l’argent a été dépensé, mais les résultats sont mitigés : les salaires n’ont pas augmenté, et l’économie n’a pas significativement progressé. Les gens se demandent donc si ces investissements en IA ne sont qu’une affaire de prestige ou s’ils amélioreront vraiment leur quotidien.

4. L’arrivée de l’IA : les emplois seront-ils menacés ? Le gouvernement s’active pour renforcer les compétences

L’IA ne semble pas entraîner de croissance économique significative et pourrait même menacer certains emplois. La mairie de Londres a créé un groupe de travail sur l’IA et l’emploi, car 17 % des entreprises prévoient de licencier des employés grâce à l’IA cette année. Le Premier ministre Starmer affirme que l’IA vise à bénéficier à tous, et non seulement à une minorité. Il a déclaré qu’1,7 million d’employés ont déjà reçu une formation en IA, avec pour objectif de former 7,5 millions d’ici 2030. Cela revient à équiper les travailleurs de nouvelles compétences : l’IA remplacera certains emplois simples, mais ceux qui maîtriseront ces technologies trouveront des postes plus intéressants. La formation vise donc à permettre aux gens de rester à la hauteur des exigences du marché.

Conclusion

La popularité de l’IA lors de la London Tech Week reflète d’un côté les investissements massifs dans l’infrastructure et l’entrée des entreprises chinoises sur le marché européen, et de l’autre côté les contraintes technologiques, la faible croissance économique et les problèmes d’emploi. Pour que l’IA soit réellement bénéfique pour la Grande-Bretagne, il faut résoudre les problèmes d’indépendance technologique, de conversion des investissements en résultats concrets et d’adaptation de l’emploi. Pour les entreprises chinoises, Londres reste une excellente plateforme pour entrer sur le marché européen, mais elles doivent respecter les règles locales et s’implanter solidement. Le principal souci des citoyens est de savoir si l’IA améliorera vraiment leur vie quotidienne. Cela dépendra des investissements et des politiques mises en œuvre à l’avenir.