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Les investisseurs ont payé 230 milliards de dollars pour le « frais de rattrapage » de l’IA d’Apple.

原文:股民们替苹果AI交了2300亿美元的“补考费”

Résumé des points clés

La conférence WWDC 2026 d’Apple a marqué la dernière apparition de Tim Cook en tant que PDG. Le lancement de “Siri AI” a déçu le marché en raison de ses fonctionnalités limitées (seules des questions de base, sans capacité d’agent intelligent). Après la conférence, la valeur boursière d’Apple a chuté de plus de 230 milliards de dollars. Au cours des deux dernières années, Apple a plusieurs fois retardé ses promesses dans le domaine de l’intelligence artificielle et a dû collaborer avec Google pour intégrer le modèle Gemini. Son écosystème fermé, qui était un atout à l’ère mobile, est devenu un fardeau à l’ère de l’IA : ses politiques de confidentialité restreignent l’accès aux données et ralentissent la vitesse d’iteration des innovations. Aujourd’hui, Apple tente une “autoguérison en s’ouvrant” en permettant aux modèles d’IA tiers d’accéder à ses systèmes et en formant une alliance avec Google. Cependant, l’entreprise reste confrontée au risque de perte de clients et de dépendance à des modèles externes. Le nouveau PDG, Steve Ternus (avec une expérience dans le domaine du matériel), doit combiner les puces, les appareils et l’écosystème pour que Apple puisse retrouver son dynamisme dans l’ère de l’IA.

1. Pourquoi ce “rattrapage en IA” a-t-il provoqué un tel tollé sur le marché ?

En 2024, Apple avait promis une “nouvelle IA”, mais il a fallu deux ans pour sortir “Siri AI”, dont les fonctionnalités étaient déjà dépassées par celles de concurrents tels que ChatGPT (déjà disponibles en 2022), Google Lens (lancé en 2017) et Midjourney (populaire depuis trois ans). Plus gênant encore, même la capacité d’agent intelligent (comme réserver des restaurants ou gérer les rendez-vous) est encore “en projet”. Selon des données internes, le taux de réussite des fonctionnalités de Siri est seulement de 60-80 %, et les utilisateurs européens et chinois sont exclus des mises à jour. Le “coup de génie en IA” espéré par le marché s’est transformé en une déception, entraînant une perte de valeur boursière de 230 milliards de dollars, équivalente à la valeur d’une Tesla.

2. Pourquoi Apple est-elle toujours en retard dans l’IA ?

La raison principale réside dans le double effet de sa politique de confidentialité :

  • Manque de données : Apple limite strictement l’utilisation des données des utilisateurs pour entraîner ses modèles, ce qui la contraint à recourir à des données tierces ou synthétiques, ce qui la rend moins performante que des entreprises comme OpenAI et Google, qui disposent de vastes quantités de données ;
  • Décisions lentes : Apple doit prendre en compte la compatibilité de ses 2,35 milliards d’appareils et les différences dans les politiques de confidentialité mondiales, ce qui ralentit considérablement l’innovation (par exemple, les fonctionnalités promises en 2024 n’ont pas été intégrées avant 2026) ;
  • Conséquences de son arrogance : par le passé, Apple a réussi à définir les normes dans le secteur des téléphones portables (comme l’iPhone), mais dans l’ère de l’IA, elle est devenue un suiveur, alors que ses concurrents ont déjà développé des fonctionnalités avancées.

3. Les conséquences de la philosophie fermée d’Apple à l’ère de l’IA

Son écosystème fermé (contrôle complet sur le matériel, les logiciels et les services) était un atout dans l’ère mobile (comme la fluidité du système iOS et la sécurité de l’App Store). Cependant, cela est devenu un obstacle à l’IA : il manque de données pour améliorer constamment ses modèles, et les politiques de confidentialité ralentissent l’innovation.

  • Modèles insuffisants : sans suffisamment de données, les modèles développés par Apple ne fonctionnent pas correctement (par exemple, les alarmes sont souvent défaillantes) ;
  • Perte du pouvoir de définition des normes : alors que dans le passé, Apple imposait ses standards, elle doit maintenant suivre ceux d’OpenAI et Google ;
  • Réaction du marché : en 2025, bien que les activités principales d’Apple (iPhone et services) soient solides, sa valeur boursière est inférieure à celle des entreprises ayant des revenus liés à l’IA, car les investisseurs ne croient pas en son potentiel en IA.

4. L’autoguérison d’Apple : un compromis ou une bonne décision ?

Pour combler ses lacunes en IA, Apple a décidé de s’ouvrir :

  • Alliance avec Google : intégration de Gemini dans Siri (comme si un élève brillant empruntait les notes d’un autre), présentée sous le prétexte du “cloud privé” ;
  • Accès aux modèles d’IA tiers : pour la première fois, les utilisateurs peuvent passer à des modèles tiers tels qu’Anthropic Claude ou DeepSeek pour utiliser Siri et générer des images ;
  • Écosystème des développeurs : nouvelle API permettant aux modèles tiers d’accéder au système, dans l’espoir de reproduire le succès de l’App Store.

Cependant, les risques sont importants : si les utilisateurs préfèrent Google Assistant ou d’autres solutions, ils pourraient abandonner Siri. De plus, les développeurs pourraient choisir des modèles tiers directement, mettant Apple en position de simple intermédiaire dans le domaine de l’IA.

5. Le nouveau PDG Steve Ternus peut-il redresser la situation d’Apple en IA ?

Après le départ de Tim Cook, Steve Ternus (expérimenté dans le matériel) a pris les rênes. Apple met l’accent sur l’intégration des puces, des appareils et de l’écosystème pour améliorer ses capacités en IA. Son avantage réside dans sa connaissance du domaine du matériel : les puces M d’Apple offrent de bonnes performances, tandis que Vision Pro montre des potentialités dans le domaine de l’IA. Les défis sont nombreux :

  • Comment réduire la dépendance à Google Gemini et améliorer ses propres modèles ?
  • Comment éviter la perte de clients et de développeurs en s’ouvrant ?
  • Peut-on utiliser les avantages matériels (comme Vision Pro) pour redéfinir les normes dans le domaine de l’IA ?

Tim Cook a conclu son mandat avec un “rattrapage en IA”, et Apple passe d’une approche isolée à une coopération plus pragmatique. Si Ternus réussit, Apple pourra retrouver sa position de leader dans l’ère de l’IA ; sinon, elle risque de rester en retard.