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La quatrième crise pétrolière mondiale est-elle en train de se produire ?

原文:全球第四次石油危机出现了吗

Résumé des points clés

La guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran aurait pu déclencher la quatrième crise pétrolière, mais grâce aux réserves stratégiques mondiales de pétrole et à l’effet de substitution des nouvelles technologies énergétiques (en particulier les avancées chinoises dans les domaines de la chimie du charbon, des carburants au méthanol, de l’électrification pure, des énergies renouvelables et de l’stockage d’énergie), la crise n’a pas encore eu lieu. Au cours des 5 à 10 prochaines années, avec la mise en œuvre à grande échelle de ces technologies, le pétrole perdra progressivement son rôle de protagoniste en tant qu’énergie, et la dépendance de la Chine envers les importations de pétrole diminuera considérablement, tandis que l’industrie des énergies renouvelables connaîtra une croissance explosive.

I. Pourquoi pas de quatrième crise pétrolière ? Une double protection grâce aux réserves stratégiques et aux nouvelles énergies

Les trois premières crises pétrolières ont été causées par des interruptions soudaines de l’offre (comme les guerres au Moyen-Orient). L’impact de la guerre actuelle est similaire, mais les pays sont préparés : d’une part, ils possèdent des réserves stratégiques suffisantes (la Chine et les États-Unis en ont notamment de grandes quantités) pour combler temporairement le manque ; d’autre part, et c’est plus important, les nouvelles technologies énergétiques peuvent déjà remplacer une partie de la demande en pétrole, rendant ce dernier moins indispensable. Par exemple, l’utilisation croissante des voitures électriques permet aux usines de utiliser des produits dérivés de la chimie du charbon à la place des matières premières pétrolières, réduisant ainsi la dépendance au pétrole. Cependant, si la guerre se prolonge trop longtemps et que les réserves s’épuisent avant que les technologies de substitution ne soient mises en œuvre, une crise pourrait survenir.

II. La chimie du charbon : le « plan B » industriel de la Chine

Le pétrole est souvent appelé le « sang de l’industrie », tandis que la chimie du charbon peut être considérée comme son « substitut ». Elle utilise du charbon comme matière première pour produire de l’essence, du diesel, des plastiques et des engrais, des produits que le pétrole permet également de fabriquer. La Chine est leader mondial dans ce domaine et possède les plus grandes capacités de production, capable de remplacer complètement les produits pétroliers. Par exemple, la chimie du charbon traditionnelle peut produire de l’urée (utilisée pour la synthèse d’ammoniac), tandis que la chimie du charbon moderne peut produire de l’éthylène (nécessaire à la fabrication de plastiques) et de l’éthylène glycol (utilisé dans la production de polyester). Même en cas d’interruption de l’approvisionnement en pétrole, les usines chinoises peuvent continuer à fonctionner grâce à la chimie du charbon.

III. Le carburant au méthanol : une alternative possible sans changer de voiture ? Des progrès commerciaux

Le méthanol est un bon substitut au pétrole, avec de nombreuses sources possibles : il peut être un sous-produit de la chimie du charbon ou être produit à partir de l’hydrogène généré par l’énergie solaire ou éolienne, puis combiné avec du dioxyde de carbone pour créer du méthanol vert. Auparavant, le méthanol était corrosif et nécessitait des moteurs spéciaux ; mais la Chine a développé un « méthanol modifié » contenant des additifs spéciaux qui peut être utilisé directement dans les voitures ordinaires sans modification, et peut même être mélangé à de l’essence. En 2026, une commission a été créée pour promouvoir l’utilisation du méthanol, ce qui montre que la technologie est maintenant mature. De plus, les navires et les avions ont encore besoin de carburants liquides à court terme, et le méthanol peut combler cette lacune.

IV. L’électrification pure + énergies renouvelables : la fin de l’ère du pétrole en tant que protagoniste énergétique

En ce qui concerne les voitures électriques, la Chine a déjà une penetration de plus de 50 % des véhicules neufs utilisant des énergies renouvelables. D’ici la fin de 2026, le nombre de voitures électriques pourrait atteindre 64 millions, avec une couverture quasi complète des zones de service par les bornes de charge à haute vitesse. Les charges rapides permettent d’alimenter les véhicules sur plus de 1000 kilomètres en seulement 5 minutes, ce qui équivaut au temps nécessaire pour faire le plein. Les voitures électriques avec une autonomie de plus de 600 kilomètres sont déjà largement répandues, résolvant ainsi les problèmes liés à la charge des batteries. En ce qui concerne les énergies renouvelables, le coût de production de l’énergie solaire est désormais inférieur à celui de l’énergie thermique ; en 2025, la capacité installée en photovoltaïque aura quadruplé par rapport à 2020, représentant 14,3 % de la production totale d’électricité (deuxième source d’énergie). L’énergie éolienne et l’énergie hydraulique sont également largement utilisées. Ces énergies renouvelables remplacent directement une partie de la demande en pétrole.

V. Les technologies de stockage d’énergie : la clé pour rendre les énergies renouvelables plus fiables

Les énergies solaire et éolienne sont intermittentes (il y a du soleil le jour et pas la nuit, et la production varie en fonction des conditions météorologiques). Il est donc nécessaire de stocker l’énergie excédentaire. La Chine a réalisé de grands progrès dans ce domaine :

  • Batteries au sodium-ion : elles seront mises en commercialisation en 2026, à un coût inférieur à celui des batteries lithium-ion, et peuvent fonctionner même à basse température (-40 °C tout en conservant 90 % de leur capacité). Le sodium est abondant dans la nature, ce qui réduit les besoins en matières premières rares comme le lithium.
  • Photovoltaïque au calcium-titane : plus efficace que les technologies traditionnelles à base de silicium, les batteries à couches combinées atteignent déjà une efficacité de 35 % en laboratoire et sont produites en série, permettant des performances encore meilleures.
  • Batteries au lithium-air : leur densité énergétique théorique est proche de celle de l’essence ; des prototypes ont atteint 1200 Wh/kg (cinq fois supérieure à celle des batteries lithium-ion actuelles), ce qui pourrait permettre aux voitures électriques d’avoir une autonomie de plus de 1000 kilomètres.

Ces technologies de stockage rendent les énergies renouvelables plus fiables et contribuent davantage à réduire la dépendance au pétrole.

Conclusion : La crise pétrolière deviendra bientôt du passé

Actuellement, les exportations de produits énergétiques renouvelables chinois augmentent rapidement (les exportations de voitures électriques et de batteries lithium-ion ont progressé de 40 à 70 % au premier trimestre 2026). Tous les pays accélèrent la substitution du pétrole par des énergies plus durables. Dans un scénario optimiste, le pétrole passera d’un rôle de protagoniste à celui d’acteur secondaire, utilisé uniquement comme matière première dans l’industrie ou dans certains cas spécifiques (comme les avions). La Chine, grâce à ses avancées technologiques, réduira non seulement sa propre dépendance au pétrole, mais contribuera également à la transition énergétique mondiale.