虎嗅

Après avoir visité 50 écoles innovantes, j’ai réalisé que ce secteur d’activité est très difficile à développer.

原文:探访50家创新学校后,我发现它是一门很难成立的生意

Résumé des points clés

Cet article raconte l’histoire d’une mère nommée Yulin, qui a commencé à visiter plus de 50 écoles innovantes dans le pays en raison des problèmes d’éducation de son enfant. Elle a constaté que de plus en plus de familles (environ 9000) cherchaient une “troisième voie” éducative, car leurs enfants ne parvenaient pas à s’adapter à l’éducation traditionnelle (désintérêt pour les études, abandon scolaire, besoins spéciaux, etc.). Cependant, la plupart de ces institutions innovantes sont situées à la périphérie des villes ou dans les zones rurales, sont de petite taille et ont une existence précaire, n’ayant pas encore développé un écosystème stable. Le principal conflit réside dans le fait que la demande augmente constamment, tandis que l’offre est fragmentée et insuffisante, reflétant l’absence de diversité dans le système éducatif actuel.

I. Pourquoi les parents cherchent-ils “ailleurs” ? Les difficultés communes des trois types d’enfants

Ce n’est pas que les parents soient soudainement devenus révoltés, mais plutôt que leurs enfants se retrouvent bloqués dans le système éducatif traditionnel :

  • Les enfants contraints de quitter l’école : ils représentent 60 % des cas. Ils suivaient à l’origine la voie habituelle (“aller à l’école, faire des cours supplémentaires, passer des examens”), mais ont soudainement développé un désintérêt pour les études, ont abandonné l’école ou souffrent de dépression, voire présentent des symptômes physiques (tels que des maux de tête ou d’estomac sans cause médicale déterminée). Les parents passent du sujet des “classe prioritaires” à celui de savoir si leur enfant veut sortir de chez lui, se concentrant d’abord sur le fait qu’il survive.
  • Les enfants qui ont choisi de changer d’école : ils représentent 30 % des cas. Ils possèdent des talents particuliers mais ne s’adaptent pas aux critères d’évaluation standardisés (par exemple, ils aiment dessiner mais doivent faire des exercices de mathématiques). Les parents ne veulent pas que leurs enfants perdent leur passion pour l’apprentissage et souhaitent leur donner le droit de choisir.
  • Les enfants avec des besoins spéciaux ignorés : ils représentent 10 % des cas (par exemple, ceux atteints de TDAH, d’autisme ou de troubles de la lecture et de l’écriture). Ils ont du mal à recevoir un soutien dans les écoles traditionnelles, et leurs parents se déplacent constamment entre hôpitaux et institutions, cherchant simplement un endroit où leur enfant puisse rester.

Le point commun à toutes ces familles est que la voie proposée par l’éducation traditionnelle ne fonctionne plus ; ils ont besoin d’une autre approche.

II. À quoi ressemblent ces “autres alternatives” ? Ce n’est pas de l’“éducation d’élite”, mais plutôt un moyen de permettre aux enfants de “reprendre vie”

Les écoles innovantes ne sont pas les “écoles du futur” imaginées, mais plutôt des “stations de transition dans la vie” :

  • L’accompagnement avant tout : Dans la communauté Fuyuan à Pujiang (Chengdu), les enseignants mangent et se promènent avec les enfants ; ils parlent moins de méthodes d’apprentissage que de l’importance de l’accompagnement quotidien. Pour une fille de l’école Donghui à Pékin, qui a été blessée dans un centre de désintoxication aux jeux en ligne, il a fallu beaucoup de temps avant qu’elle puisse à nouveau parler librement, sans pression pour changer.
  • La vie, c’est aussi de l’éducation : La communauté Xintianfu à Dali a racheté un restaurant de grillades où les enfants peuvent préparer des brochettes et travailler au comptoir ; les élèves de l’école Sanchuan sont devenus verriers ou mentors en stand-up comedy ; les enfants de la communauté Forest Valley à Guilin cultivent des légumes et capturent des grenouilles, utilisant le village comme salle de classe.
  • L’acceptation de la diversité : L’école Chuyang à Zhejiang accueille spécifiquement des enfants avec des besoins particuliers ; ils y fabriquent du miel d’osmanthus ou élèvent de petits animaux. La communauté Curious Learning n’a pas de salle de classe fixe ; toute la ville est considérée comme un espace d’apprentissage.

La logique fondamentale de ces écoles est de restaurer d’abord l’activité et la curiosité des enfants, avant de parler d’apprentissage.

III. Les difficultés de survie : pourquoi ces institutions sont-elles comme des “îlots” isolés ?

Yulin a remarqué que la plupart de ces écoles sont petites et fragiles :

  • Problèmes de qualifications : Beaucoup n’ont pas les autorisations nécessaires pour enseigner et doivent donc fonctionner discrètement (refusant les visites inattendues, ne divulguant pas leur adresse) par crainte d’être inspectées.
  • Limites de taille : La plupart n’accueillent que quelques enfants à plusieurs dizaines ; des fluctuations dans le nombre d’inscrits, des départs d’enseignants ou des changements de locaux peuvent entraîner la fermeture de l’établissement. Par exemple, le fondateur de la communauté Curious Learning admet que “la survie reste un problème” et n’ose pas se développer.
  • Difficulté à reproduire les ressources essentielles : L’essence de ces écoles réside dans les personnes – des enseignants prêts à accompagner sur le long terme et des relations de confiance. Ces éléments ne peuvent pas être produits en masse comme des cours, et leur reproduction pourrait altérer la qualité de l’éducation.
  • Contexte des fondateurs : Beaucoup sont des parents qui ont créé ces écoles eux-mêmes car ils n’ont trouvé aucune autre solution adaptée pour leurs enfants ; ils ne sont pas des experts en gestion commerciale, ce qui rend difficile la transformation de ces communautés en entreprises rentables.

En conclusion, la demande est forte, mais l’offre est fragmentée et isolée, ne formant pas un réseau cohérent.

IV. Le véritable sens de la “troisième voie” : L’éducation ne devrait pas se résumer à un seul “grand pont”

Yulin compare l’éducation traditionnelle à un “grand pont” sur lequel les gens courent de plus en plus vite, mais où tous les enfants ne peuvent pas suivre. La “troisième voie” n’a pas pour but de remplacer ce pont, mais plutôt d’offrir une “sécurité” aux enfants qui sont tombés. Elle ne s’agit pas seulement de corriger des défauts, mais aussi de permettre à chaque enfant de retrouver son équilibre. Par exemple, une mère belge envoie son enfant à Forest Valley à Guilin non pas parce qu’elle déteste les notes, mais parce qu’elle souhaite que son enfant “aime la vie et soit plein d’énergie intérieure”. Cette voie met à l’épreuve l’ouverture de la société : un système éducatif diversifié doit non seulement former des personnes exceptionnelles, mais aussi accueillir ceux qui sont temporairement en retard ou avancent lentement.

En résumé

La “troisième voie” n’est pas une autre catégorie d’écoles, mais plutôt un moyen de permettre à chaque enfant de trouver un endroit où il peut se sentir bien et apprendre. C’est là que réside la véritable essence de l’éducation.

*(Note : Le texte a été traduit en français tout en conservant la structure originale du Markdown (titres, listes, mise en gras, citations, etc.), en utilisant un langage naturel et adapté au journalisme financier. Les expressions ont été ajustées pour correspondre à la culture et aux habitudes de lecture françaises. La terminologie financière a été maintenue avec précision et cohérence.)*