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**Quand un LP m’a appris à investir avec des “gâteaux de haricots” : Le récit de la reconversion d’un GP de fonds privés**

原文:当LP用豆包教我投资:一位私募GP的转行自述

Résumé des principaux points

Ce journal rapporte les difficultés rencontrées par les petites sociétés de gestion privée en dollars sur le marché intérieur, qui se spécialisent principalement dans l’investissement en actions américaines et adoptent une approche subjective. La collecte de fonds devient de plus en plus difficile pour plusieurs raisons : d’une part, la structure des fonds, leur taille et leurs stratégies (subjectives versus quantitatives) ne sont pas appréciées par les investisseurs (LP) ; d’autre part, la popularisation de l’IA a entraîné une plus grande égalité d’accès à l’information, ce qui incite les LP à remettre en question la compétence des gestionnaires de fonds (GP), augmentant ainsi les tensions et pouvant même conduire au retrait des investissements. Cependant, l’IA ne remplacera pas complètement les GP, car la gestion d’actifs repose essentiellement sur la confiance et le transfert de responsabilités. Les GP doivent apprendre à utiliser l’IA pour améliorer leurs compétences tout en gérant correctement leurs relations avec les LP.

I. Les obstacles majeurs dans la collecte de fonds pour les petites sociétés de gestion privée en dollars

La difficulté principale pour ces sociétés réside dans leur structure et leur taille, qui ne correspondent pas aux attentes des LP. Les grands fonds (tels que Jinglin ou Hillhouse) utilisent une structure « hors sol + sur sol » (le corps du fonds est basé à Cayman, avec la gestion à Hong Kong/Singapour), tandis que les petits fonds emploient encore la structure classique de SPC (Special Purpose Company) à Cayman et VCC (Venture Capital Company) à Singapour. Cette dernière structure est jugée obsolète par les LP internationaux de premier plan (comme les fonds de dotation universitaires américains), mais pas suffisamment attrayante pour les LP asiatiques (banques privées, fonds provenant du continent chinois, bureaux familiaux de Hong Kong), qui préfèrent des structures basées à Hong Kong ou Singapour.

De plus, la petite taille des petits fonds (quelques dizaines de millions de dollars) les empêche d’attirer les investisseurs internationaux de premier plan ; ils ne peuvent compter que sur les LP asiatiques, qui, quant à eux, méprisent cette structure. Ils se retrouvent donc dans une situation difficile où leurs canaux de financement sont étroitement limités.

II. Les stratégies subjectives deviennent moins attractives : l’IA favorise les fonds quantitatifs

Il existe deux types de stratégies en gestion privée : subjectives (le gestionnaire sélectionne les actions sur la base de son expérience et de ses recherches) et quantitatives (utilisation de modèles mathématiques pour effectuer des transactions automatiques). Actuellement, les LP préfèrent les fonds quantitatifs, surtout depuis l’introduction de l’IA. Pourquoi ? Les stratégies quantitatives offrent une transparence totale sur les données et les algorithmes utilisés, ce qui permet de mieux comprendre les résultats des investissements (gain ou perte). Les stratégies subjectives, en revanche, reposent entièrement sur l’appréciation du gestionnaire, ce qui entraîne des coûts de communication élevés. De plus, la popularité croissante de l’IA après le lancement de DeepSeek a renforcé la confiance dans les fonds quantitatifs.

Les petites sociétés de gestion privée utilisant principalement des stratégies subjectives rencontrent donc des difficultés supplémentaires pour collecter des fonds.

III. L’IA favorise une plus grande égalité d’accès à l’information

Auparavant, les LP n’étaient pas compétents en matière d’investissement et se fiaient entièrement aux conseils des GP. Avec l’IA, ils peuvent maintenant analyser eux-mêmes les informations. Par exemple :

  • Ils font traduire les rapports professionnels des GP en langage simple par l’IA pour mieux comprendre leur contenu ;
  • Ils ouvrent leurs propres comptes de courtage et utilisent l’IA pour sélectionner des actions, pensant pouvoir réaliser de meilleurs rendements que les fonds gérés par les GP ;
  • Ils remettent en question les choix des GP (par exemple : « Pourquoi n’avez-vous pas investi dans ces actions populaires ? ») et sont souvent armés d’analyses générées par l’IA pour justifier leurs décisions.

Dans le journal, il est mentionné qu’une petite société de gestion privée a dû renvoyer un LP : un homme d’affaires de 50 ans qui, utilisant des informations fragmentées et les conclusions fournies par l’IA, s’est senti plus compétent que le gestionnaire du fonds. De telles tensions sont fréquentes et peuvent conduire au retrait des investissements ou à la dissolution du fonds.

IV. L’IA ne remplacera pas les GP, mais ils doivent apprendre de nouvelles approches

Selon l’auteur du journal, l’IA ne remplacera pas complètement les GP pour plusieurs raisons :

1. L’IA est un outil que les GP peuvent utiliser pour améliorer leurs stratégies (par exemple, pour effectuer des recherches plus efficaces) ;

2. La gestion d’actifs repose sur la confiance : les LP confient leur argent aux GP en raison de leur jugement et de leur intégrité, pas seulement des rapports générés par l’IA ;

3. L’utilisation de l’IA peut être risquée pour les non-professionnels (par exemple, certains outils d’IA peuvent fournir des informations erronées) ; en Chine, les LP ont souvent recours à des outils simplifiés qui peuvent mentir pour des raisons émotionnelles, tandis que l’IA de type ChatGPT n’est pas encore largement répandue, rendant difficile la vérification de l’authenticité des informations.

Les GP doivent donc s’adapter aux changements en utilisant l’IA pour améliorer leurs compétences et en communiquant davantage avec les LP, afin de leur fournir une meilleure compréhension de la logique d’investissement.

Conclusion

Les petites sociétés de gestion privée en dollars font face à des difficultés dues à des facteurs externes (structure et stratégies défavorables) et internes (l’IA qui rend les LP plus exigeants). Cependant, tant que les GP parviendront à utiliser l’IA pour se perfectionner et à maintenir une relation de confiance avec leurs investisseurs, elles pourront continuer à survivre. Après tout, en matière d’investissement, ce qui compte vraiment, ce sont les personnes, pas les outils.