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**Prisonner sa fille adulte : pourquoi les écoles spécialisées dans la lutte contre l’addiction au réseau continuent-elles d’échouer ?**

原文:囚禁成年女儿,戒网瘾学校为何屡禁不止

Résumé des principaux points

Cet article révèle, à travers plusieurs exemples choquants et réels, la nature illégale et violente des « écoles de désintoxication aux jeux en ligne » et des « centres de rééducation pour adolescents ». Sous couvert d’« éducation », ces institutions pratiquent l’enfermement, les châtiments corporels et les maltraitances sur des mineurs, mais aussi sur des adultes. La persistance de ces pratiques s’explique par le fait que certains parents considèrent leurs enfants comme de la « propriété privée ». Ils sont prêts à payer pour faire appel à des services externes, malgré la connaissance des violences commises. De plus, les profits exorbitants de ces institutions et les lacunes dans la réglementation juridique contribuent au développement de cette industrie déformée.

Analyse détaillée

1. Les cas choquants : des étudiants universitaires aux adultes de 32 ans, tout le monde peut être enlevé

Les histoires racontées dans l’article sont encore plus incroyables que celles des séries télévisées : une étudiante de 21 ans, Suling, a été enlevée par son père et sa tante maternelle de Pékin vers un centre de rééducation en Henan simplement parce que ses parents n’appréciaient pas son petit ami ; une femme de 32 ans à Chongqing a été emmenée de force par son père au petit matin pour avoir utilisé Internet de manière « indisciplinée » et a été enfermée pendant plus de quatre mois, sortant dans un état physique et mental dévastateur ; un garçon de 13 ans du Jiangxi, Zhang Hao, a été battu au point d’être transporté en unité de soins intensifs après seulement sept jours à un « centre de croissance », ce qui l’a rendu aveugle de l’œil droit et a nécessité une opération crânienne.

Ces cas remettent en question l’idée que ces écoles ne s’adressent qu’aux mineurs : même les adultes capables de gagner leur propre argent peuvent être enlevés et détenus illégalement si leurs parents le jugent nécessaire. Plus effrayant encore, la violence y est monnaie courante : il faut obtenir une autorisation spéciale pour prendre un bain (certains n’ont pas pu se laver pendant des semaines), les filles sont soumises à des tests de grossesse, et les coups de règle ont lieu en public. Lorsque Suling a appelé la police, celle-ci n’a pas ouvert d’enquête, et les agresseurs (parents, parents par alliance, faux policiers) ont tenté de se défausser en prétendant qu’il s’agissait d’une affaire familiale.

2. Le « mensonge à soi-même » des parents : je veux que mon enfant soit obéissant, pas qu’il soit éduqué

Beaucoup de gens se demandent si les parents, qui dépensent des dizaines de milliers de yuans pour envoyer leurs enfants dans ces centres, ne sont vraiment pas au courant de la violence qui y règne. L’article répond clairement : ils le savent ! Tout comme ils comparent les prix avant d’acheter des œufs, ils vérifient certainement le passé des institutions. Mais ce qu’ils cherchent n’est pas une véritable éducation (ces centres ne dispensent aucune connaissance culturelle) ; ils veulent simplement que leurs enfants soient obéissants. Ne pouvant pas se charger eux-mêmes de corriger des adolescents, ils paient des « professionnels » (souvent d’anciens militaires ou des personnes capables de frapper) pour le faire à leur place. Cette mentalité est similaire à celle du gentleman qui évite la cuisine : ils veulent manger de la viande sans voir l’abattage, et donc engagent un boucher pour le faire à leur place, prétendant ainsi être « propres ».

Lorsque l’institution Yu Zhang Shu Yuan a été fermée, certains parents ont même affiché des banderoles pour la soutenir, affirmant que les enfants devaient endurer des difficultés. Ils croient que la violence peut les faire « se repentir », sans tenir compte des blessures physiques et psychologiques causées aux enfants.

3. Un business lucratif : une industrie violente à faible coût et haut rendement

Comment ces institutions gagnent-elles de l’argent ? C’est simplement un modèle économique très rentable :

  • Tarifs élevés : les frais de scolarité vont de 30 000 à 100 000 yuans par semestre, plus chers que beaucoup d’écoles partenaires internationales ;
  • Coûts bas : les enfants mangent la nourriture la moins bonne et vivent dans des conditions spartiates ; les salaires des instructeurs sont faibles, ce qui réduit considérablement les dépenses de fonctionnement ;
  • Revenus supplémentaires : certaines institutions font travailler les enfants (sous prétexte de « renforcer leur volonté »), ce qui leur permet d’augmenter leurs profits.

Selon le « Capital », lorsque les bénéfices sont élevés, les gens sont prêts à enfreindre la loi. Les profits de ces institutions dépassent souvent 100 %, ce qui incite certains à prendre des risques et à continuer leur activité.

4. Les difficultés de régulation : pourquoi les institutions illégales survivent-elles ?

Malgré les détentions illégales et les maltraitances, ces institutions ont pu exister pendant plus de dix ans :

  • Difficulté d’application de la loi : comme dans le cas de Suling, la police n’a pas ouvert d’enquête, laissant les agresseurs s’en tirer ;
  • Soutien des parents : certains parents servent d’« parapluie » à ces institutions ; lors de la fermeture de Yu Zhang Shu Yuan, certains parents ont même protesté, estimant que l’institution gérait bien leurs enfants ;
  • Régulation inadéquate : les institutions peuvent simplement changer de nom (de « centres de désintoxication aux jeux en ligne » à « centres de croissance » ou « centres de rééducation » pour continuer à fonctionner, rendant la surveillance difficile.

5. La racine du problème : la mauvaise perception des enfants comme de la propriété privée

Au cœur de tous ces problèmes se trouve une erreur de perception chez certains parents : l’enfant m’appartient, et je peux le gérer comme je le souhaite, même par des moyens illégaux ou violents. Tant que cette mentalité persistera, la demande existera. Tant qu’il y aura des parents prêts à payer pour faire obéir leurs enfants, ces institutions continueront d’exister. L’article souligne enfin que les parents n’ont pas le droit de battre leurs enfants, et encore moins d’autoriser autrui à le faire ; ce sont eux les véritables responsables des maltraitances.

Cet article ne se contente pas de raconter quelques cas ; il pose également la question : quand pourrons-nous vraiment traiter nos enfants comme des êtres indépendants et non comme de simples biens privés à disposer à volonté ? Seule une évolution de cette mentalité, combinée à une réglementation juridique stricte, permettra d’éliminer définitivement ces institutions violentes.