Résumé des points clés
Ce rapport de presse porte sur la mise à niveau de la politique de connexion directe à l’électricité verte : le document n° 650 de 2025 (version 1.0) a introduit un modèle de fourniture directe “un pour un” des énergies nouvelles aux entreprises, mais il ne s’appliquait qu’aux grandes entreprises ; le document n° 688 de 2026 (version 2.0) a étendu ce modèle à une approche “un pour plusieurs”, permettant aux parcs industriels et aux clusters d’entreprises de petite et moyenne taille de partager l’électricité verte directement, tout en établissant cinq règles pour réguler son fonctionnement (charge, proportion, responsabilité, marché, traçabilité). Ce changement résout non seulement les problèmes de coût et de risque liés à l’utilisation de l’électricité verte par les petites et moyennes entreprises, mais il stimule également l’innovation dans les parcs industriels, les entreprises de nouvelles énergies et le secteur de l’stockage d’énergie. L’efficacité réelle de cette nouvelle politique dépendra des règlements locaux.
Analyse détaillée
1. Pourquoi passer d’une approche “un pour un” à une approche “un pour plusieurs” pour la connexion directe à l’électricité verte ?
L’approche “un pour un” de la version 1.0 équivalait à installer une ligne électrique verte spéciale pour chaque grande entreprise, ce qui avait l’avantage de prouver clairement que l’entreprise utilisait de l’électricité verte (ce qui est nécessaire pour les entreprises exportatrices). Cependant, cela présentait un inconvénient majeur : elle ne pouvait être mise en œuvre que par des entreprises géantes ayant un grand et stable besoin d’énergie. Si une entreprise réduisait sa production ou déménageait, la ligne électrique et les installations associées seraient inutiles. Les petites et moyennes entreprises situées dans les parcs industriels étaient désavantagées : elles n’avaient pas un besoin d’énergie suffisant pour justifier le coût de la ligne électrique, mais ensemble, leur consommation totale d’énergie était importante. L’approche “un pour plusieurs” de la version 2.0 permet aux parcs industriels d’installer un système partagé d’électricité verte, permettant à plusieurs entreprises de partager les coûts et d’accéder à l’électricité verte, réduisant ainsi les risques pour chaque entreprise tout en couvrant un plus grand nombre d’utilisateurs.
2. Quelles règles a établi le document n° 688 pour l’approche “un pour plusieurs” ?
La politique n’a pas été mise en place de manière arbitraire ; elle comprend cinq règles essentielles pour éviter des abus :
- Règle 1 : Construire les centrales électriques en fonction de la demande : Il ne faut pas d’abord acquérir des terres pour construire des centrales éoliennes ou solaires avant de trouver des utilisateurs. Il est nécessaire de déterminer où il y a un besoin stable d’énergie (par exemple, dans les parcs industriels ou les centres de calcul) avant de construire des centrales, afin d’éviter qu’elles restent inutilisées.
- Règle 2 : L’électricité verte doit être consommée localement : Sur 100 unités d’électricité verte produites, au moins 60 doivent être utilisées sur place (et non vendues au réseau électrique), et l’électricité verte consommée par l’entreprise doit représenter plus de 30 % de sa consommation totale d’énergie (cette proportion devra atteindre 35 % en 2030). Il est également interdit de transférer l’électricité excédentaire au réseau électrique pendant les périodes de pointe.
- Règle 3 : Détermination des responsabilités : Lorsqu’il y a plusieurs utilisateurs et plusieurs fournisseurs d’énergie, il est nécessaire de désigner une entité responsable (peut-être une coentreprise entre le fournisseur et les utilisateurs ou le comité de gestion du parc industriel) ; la compagnie de réseau électrique ne peut pas assumer cette responsabilité.
- Règle 4 : Organisation des transactions : Les projets doivent participer au marché de l’électricité de manière organisée, avec une déclaration centralisée par l’entité responsable. Il est interdit à la compagnie de réseau électrique d’acheter l’électricité au nom des entreprises ; ces dernières doivent elles-mêmes planifier précisément quand utiliser de l’électricité verte et quand charger leurs systèmes de stockage d’énergie.
- Règle 5 : Traçabilité de l’électricité verte : Lorsque plusieurs utilisateurs partagent de l’électricité verte, les droits à cette électricité sont répartis en fonction de la proportion de leur consommation horaire. Par exemple, si une entreprise utilise 30 % de la consommation totale à un moment donné, elle reçoit 30 % de l’électricité verte correspondante. Cela est particulièrement important pour les entreprises exportatrices, qui peuvent ainsi prouver avec précision qu’elles utilisent de l’électricité verte et obtenir des commandes à l’étranger.
3. Les parcs industriels deviendront-ils des “gestionnaires de l’électricité verte” ?
Auparavant, les parcs industriels attiraient les entreprises en fonction de leurs terres et de leurs impôts ; désormais, ils peuvent se différencier grâce à leur capacité à fournir de l’électricité verte :
- Les parcs industriels peuvent installer des lignes électriques vertes, des systèmes de stockage d’énergie et des systèmes de gestion centralisés, permettant aux petites et moyennes entreprises d’utiliser de l’électricité verte selon leurs besoins et de partager les coûts. C’est comme si chaque entreprise devait forer son propre puits pour obtenir de l’eau ; maintenant, le parc industriel fournit un système d’approvisionnement en eau centralisé, ce qui est économique et fiable.
- Les parcs industriels peuvent également aider les entreprises à effectuer des calculs sur leur empreinte carbone et à obtenir des certificats verts, devenant ainsi un atout pour attirer de nouvelles entreprises. Par exemple, si une entreprise exportatrice a besoin de prouver que ses produits utilisent de l’électricité verte, le parc industriel peut fournir des preuves détaillées horaires, ce qui incite les entreprises à s’y installer.
4. Les entreprises de nouvelles énergies doivent-elles passer d’une approche axée sur les ressources éoliennes et solaires à une approche axée sur les utilisateurs ?
Auparavant, les entreprises de nouvelles énergies se concentraient uniquement sur les régions disposant de bonnes ressources éoliennes et solaires et pouvant être connectées au réseau électrique. La situation a changé :
- La politique permet maintenant aux projets de nouvelles énergies qui ne sont pas connectés au réseau ou qui ont des difficultés à consommer leur énergie de se connecter directement à des parcs industriels, des centres de calcul ou des entreprises à forte consommation d’énergie. Par exemple, deux projets en Chine peuvent vendre leur électricité verte directement à des data centers sans attendre la connexion au réseau électrique.
- À l’avenir, le choix des emplacements pour les projets de nouvelles énergies se fera en fonction de la disponibilité de charges d’énergie stables (comme dans les parcs industriels ou les usines), plutôt que uniquement en fonction des ressources éoliennes et solaires.
5. Le stockage d’énergie est-il devenu une nécessité absolue ?
La connexion directe à l’électricité verte pour plusieurs utilisateurs ne consiste pas simplement à relier des lignes électriques ; il s’agit également de coordonner les activités de production, de consommation et de stockage d’énergie :
- La production d’énergie éolienne et solaire est souvent instable (par exemple, la nuit, il n’y a pas de soleil). Les systèmes de stockage d’énergie permettent de conserver l’électricité excédentaire, assurant ainsi que les entreprises puissent utiliser de l’électricité verte à tout moment et atteindre les objectifs fixés par la politique.
- Les plateformes de gestion de l’énergie doivent calculer précisément combien d’électricité verte chaque entreprise consomme, quand elle charge ses systèmes de stockage, et comment répartir les coûts. Celui qui parvient à gérer efficacement ces aspects aura un avantage dans le cadre des projets.
Conclusion
Le document n° 688 semble simplement étendre la connexion directe à l’électricité verte d’un utilisateur à plusieurs utilisateurs, mais il représente en réalité un pas important pour faire passer les nouvelles énergies de la production vers l’utilisation. À l’avenir, les entreprises devront présenter des preuves de leur utilisation d’électricité verte, les parcs industriels joueront le rôle de gestionnaires de l’électricité verte, et les entreprises de nouvelles énergies devront se concentrer sur la recherche d’utilisateurs. Le stockage d’énergie deviendra une nécessité absolue. C’est un élément clé pour la généralisation de l’électricité verte.