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**Présent dans une situation difficile, l’organisation AI Native a perdu son dernier prétexte pour se cacher.**

原文:置身钉内扒掉了AI Native组织的遮羞布

Résumé des points clés

Cet article se concentre sur l’analyse d’un long texte de 75 000 mots écrit par un employé de DingTalk, intitulé « À l’intérieur de DingTalk », qui révèle les véritables difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des produits basés sur l’IA et les problèmes profonds de la gestion au sein des grandes entreprises : les produits IA peuvent sembler avancés, mais il s’agit parfois de « faux besoins » (par exemple, l’entrée unique ONE de DingTalk ne résout pas les problèmes majeurs des utilisateurs) ; la gestion au sein des grandes entreprises épuise les employés grâce à des processus oppressifs et pathologiques ; la volonté des dirigeants remplace souvent les véritables retours des utilisateurs ; les organisations prétendant être « AI Native » (celles qui affirment utiliser l’IA pour réorganiser le travail) ne sont en réalité que des masques : elles changent d’apparence sans vraiment révolutionner les choses, feignent l’indépendance technologique, transmettent la volonté des dirigeants à travers des méthodes agiles et utilisent l’amélioration de l’efficacité pour dissimuler la pression sur les employés. L’article conclut en soulignant que les véritables organisations AI Native devraient traiter les personnes comme des êtres humains, et non comme des outils.

Analyse détaillée

1. Les masques de l’AI Native : changer d’entrée « intelligente », c’est vraiment une révolution des flux de travail ?

De nombreuses entreprises se présentent comme des organisations AI Native en créant une entrée unique pour toutes les fonctions (messagerie, calendrier, documents, approbations), accompagnée d’un assistant IA capable de dialoguer, et prétendent ainsi offrir un « bureau du futur ». Cependant, le vrai problème des employés n’est pas l’absence d’une telle entrée, mais plutôt l’excès d’informations, les priorités floues, les responsabilités mal définies et les interruptions constantes de la part des dirigeants. Par exemple, le produit ONE de DingTalk vise à permettre aux tâches de trouver automatiquement les bonnes personnes, mais il ne clarifie même pas qui sont ces utilisateurs (employés ou dirigeants) ; en outre, la nature même de DingTalk favorise les gestionnaires (la fonction « lu » permet aux dirigeants de presser les employés). L’IA n’aide pas les employés à se débarrasser des surcharges, mais leur transmet plutôt plus précisément les exigences des autres – quelle révolution ? Il s’agit simplement d’une nouvelle apparence pour des logiciels de gestion traditionnels.

2. Les outils IA ne sont pas neutres : ils aident en fait les dirigeants à contrôler davantage

Les logiciels de bureau (comme DingTalk ou WeCom) n’ont jamais été neutres, et l’intégration de l’IA n’a fait qu’amplifier ces tendances. La fonction « lu » de DingTalk permet aux dirigeants de savoir qui n’a pas lu les messages, facilitant ainsi la pression sur les employés ; en revanche, ces derniers se sentent surveillés. Avec l’IA, les dirigeants peuvent plus rapidement identifier les blocages dans les projets et le système rappelle automatiquement aux employés de répondre, tandis que les rapports hebdomadaires sont résumés par l’IA en points de risque – tout cela renforce le contrôle des dirigeants au détriment de la liberté des employés. C’est comme si les responsables systémiques bloquaient les approbations via les outils OA (si elles ne sont pas accordées, personne n’est tenu pour responsable) : les outils IA protègent par défaut les puissants, et non les employés ordinaires.

3. L’agilité a perdu son sens : elle est devenue un moyen de transmettre la volonté des dirigeants

L’agilité était à l’origine une méthode efficace sur Internet, permettant aux équipes de réagir rapidement aux retours des utilisateurs et d’améliorer les produits. Mais aujourd’hui, de nombreuses grandes entreprises l’utilisent pour soumettre des rapports aux dirigeants (mise à jour quotidienne du produit, demande de fonctionnalités le matin, évaluation le soir, réunions quotidiennes). Par exemple, un haut dirigeant de ByteDance a utilisé son propre produit IA pour demander des retours, et l’équipe s’est immédiatement concentrée sur ces demandes, perturbant ainsi le rythme normal d’itération. Plus extrême encore, certaines équipes optimisent les résultats des recherches spécifiquement pour le compte du dirigeant, sans tenir compte des besoins des employés ordinaires. Quelle agilité ? Il s’agit simplement de transmettre directement les idées des dirigeants aux employés.

4. L’amélioration de l’efficacité est un leurre : le temps économisé ne profite pas aux employés, mais ajoute plutôt plus de travail

La promotion de l’IA promet souvent moins de rapports hebdomadaires, moins de réunions et des tâches plus valorisantes. En réalité, les employés travaillant sur les produits IA font des heures supplémentaires, et ceux qui en utilisent les fonctionnalités ne sont pas non plus soulagés. Par exemple, bien que l’IA puisse résumer automatiquement les réunions, celles-ci ne diminuent pas ; au contraire, les archives deviennent plus détaillées, rendant la responsabilité des employés plus facile à imposer. L’IA permet à l’entreprise de contrôler davantage les employés, mais cela augmente leur pression.

5. Les problèmes structurels des grandes entreprises : sous la pression, les employés deviennent des « outils » au sein du système

Les pratiques mentionnées dans l’article (mise à jour quotidienne du produit, réunions matinales et soirales, impact des congés sur les évaluations, projets secrets augmentant les coûts de collaboration) ainsi que le fait que l’auteur ait été deux fois hospitalisé en raison de la pression montrent bien les problèmes structurels des grandes entreprises. Les employés ne sont pas considérés comme des êtres humains, mais plutôt comme des « tokens » au sein du système : les tâches sont pressées, le taux d’erreur est élevé et la santé individuelle est négligée. Peu importe l’ajout d’IA, cette gestion épuise les personnes.

En conclusion, l’article souligne que les véritables organisations AI Native devraient d’abord résoudre les problèmes de pouvoir, de responsabilité et de délimitation des rôles : utiliser l’IA pour réduire les perturbations inutiles, clarifier qui a vraiment le dernier mot sur certaines décisions et faire en sorte que les gestionnaires assument la responsabilité de la conception des processus. Malheureusement, de telles organisations ne sont pas encore visibles aujourd’hui.